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Metropolis [Fritz Lang]

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Lang, MetropolisLang, Metropolis

Metropolis [Fritz Lang], film muet allemand en noir et blanc de Fritz Lang, tourné en 1925 et sorti en 1927.

Dans une métropole du XXIe siècle, les nantis vivent à l’air libre dans le jardin suspendu d’Yoshiwara, empruntent des voitures volantes et sont gouvernés par Joh Fredersen (Alfred Abel) et son fils Freder (Gustave Fröhlich) ; au sous-sol, croupissent les ouvriers, enrégimentés, condamnés à un travail répétitif, endoctrinés par la jeune idéaliste Maria (Brigitte Helm) et totalement résignés. Un savant fou (Rudolph Klein-Rogge) construit une femme-robot à la ressemblance de Maria, qui incite les ouvriers à la révolte. Les machines sont détruites mais les premières victimes de la révolte sont les enfants des ouvriers. Amoureux de Maria, le fils du maître réussit pourtant à réconcilier le peuple et son père.

Metropolis est un film que Fritz Lang, à plusieurs reprises, affirma ne pas aimer et qui déclencha de vives polémiques idéologiques. D’une part, la fin du film, qui voit le capital et le travail s’allier pour bâtir une société meilleure, suscita la colère de la gauche allemande. D’autre part, l’admiration sans borne de Hitler pour le film, l’adhésion de la scénariste (et femme de Lang) Thea von Harbou au parti national-socialiste, ont incité certains critiques à lire dans ce film une préfiguration de la société et de la dictature nazie et de ses camps de concentration. Par-delà cette problématique, les qualités esthétiques du film demeurent indéniables. Metropolis contient encore quelques traces de la poétique de l’expressionnisme, à travers l’usage, par exemple, de décors envahissants, ou le thème de la femme-machine. Mais on reconnaît aussi dans la mise en scène la formation d’architecte de Lang. Celui-ci traite les masses humaines comme des formes (carré, cercle, triangle) et bâtit une bonne part de sa dramaturgie sur le déplacement géométrique des groupes humains, volumes qui se dissolvent jusqu’au chaos pendant la révolte.

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