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Résultats avec Windows Live® Search PierrotArticle
Pierrot, personnage populaire issu de la commedia dell’arte. Pierrot se nomme indifféremment Piero, Pedrolino ou Pierrot, ou encore Bertoldo, Pagliaccio (Paillasse), Gros-Guillaume, Giglio (Gilles), Pepe-Nappa. Il apparaît d’abord en 1547, dans une comédie de Cristoforo Casteletti, sous le nom de « Piero valet » et conserve cet emploi dans les pièces d’Évariste Gherardi puis dans les canevas joués par la fameuse troupe des Gelosi (les Jaloux), de 1578 à 1604. Il figure enfin dans des ballets féeriques où, muet, il est joué en pantomime. Valet maladroit, Pedrolino ne fait pas cas des distinctions sociales, peste volontiers contre son maître et rabroue les vieillards amoureux. Il est lui-même l’amant malheureux de Colombine. Tantôt poltron, tantôt fanfaron, il aime faire des malices et des bouffonneries, un grand bâton à la main, imitant à son aise les gasconnades du Capitan Spavento. Polichinelle et Brighella profitent de sa naïveté pour l’engager dans de sombres histoires. À l’inverse, Arlequin, dont il a à se venger, subit son courroux. Le Pierrot français a hérité du caractère complexe de Pedrolino : même poltronnerie, même naïveté nuancée de malice, même bêtise mêlée de bon sens, même fond d’honnêteté et de candeur, même gourmandise. Comme son ancêtre italien, Pierrot est un paysan. Dans Dom Juan ou le Festin de pierre (1665), Molière lui fait à raison revêtir la blouse blanche du paysan français, un costume emprunté au Pulcinello (Polichinelle) napolitain. Le Pierrot de la pantomime, lunaire et rêveur, vêtu de blanc et le visage enfariné, a été popularisé au XIXe siècle par Jean-Gaspard Deburau, qui a été lui-même incarné en 1945 par Jean-Louis Barrault dans le film de Marcel Carné, les Enfants du paradis.
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