Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Vera Cruz [Robert Aldrich]

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Vera Cruz [Robert Aldrich]

Article
Médias
Aldrich (Robert), Vera CruzAldrich (Robert), Vera Cruz

Vera Cruz [Robert Aldrich], film américain en couleurs de Robert Aldrich, réalisé en 1954.

En 1866, au Mexique, un ex-officier sudiste, Benjamin Trane (Gary Cooper), et un tueur professionnel, Joe Erin (Burt Lancaster), associés pour le pire, sont capturés par les troupes de l’empereur Maximilien d’Autriche. L’aide de camp de Maximilien, le marquis de Labordère (Cesar Romero), leur propose de travailler pour l’empereur. Moyennant un fort salaire, ils sont chargés d’escorter la comtesse Marie Duvarre (Denise Darcel) jusqu’à Vera Cruz. Au cours du voyage, ils découvrent que la diligence dissimule des coffres remplis de pièces d’or destinées à acheter des armes et à lever une armée en Europe pour l’empereur. Les deux mercenaires décident de faire main basse sur le butin mais Joe Erin trahit son compagnon en nouant le même pacte crapuleux avec la comtesse. Ce dernier profite d’une attaque pour s’enfuir avec l’or. De son côté, Trane succombe aux charmes de Nina, une jeune paysanne qui le convainc de récupérer l’or pour le remettre aux rebelles de Juarez en lutte contre Maximilien. Trane retrouve Erin qui refuse de restituer l’or ; au terme d’une lutte impitoyable, il finit par abattre Joe Erin avant de redonner l’or au peuple mexicain.

Vera Cruz de Robert Aldrich assène un coup fatal aux héros « positifs » du western américain et annonce avec sa verve picaresque, à la limite du burlesque, les westerns baroques de Sam Peckinpah et de Sergio Leone. Avec un humour corrosif qui tranche sur les conventions du genre, il met en scène deux solides crapules, guidées par leur seule avidité, qui ne respectent que l’argent ; il est d’ailleurs difficile de trouver dans le film un personnage, même féminin, digne de sympathie, ce qui éloigne définitivement Vera Cruz des critères du romanesque hollywoodien. Si le film a été presque totalement improvisé, selon Aldrich, avec un scénario écrit au fur et à mesure du tournage du film, le récit de Vera Cruz, qui faisait l’admiration du jeune critique François Truffaut, est particulièrement habile avec ses coups de théâtre et ses intrigues parallèles ; cette simultanéité de l’écriture, qui a pourtant vu se succéder trois scénaristes (dont Borden Chase, le collaborateur de Howard Hawks et d’Anthony Mann), et du tournage ancre le film dans un présent et une urgence jubilatoire, urgence qui l’affranchit des lourdes conventions du cinéma traditionnel. Le réalisateur se sert ici pour la première fois du Superscope (un écran plus haut que le Cinémascope) pour obtenir des couleurs et des images remarquables dans lesquelles s’inscrivent parfaitement les pyramides aztèques et les paysages mexicains. L’année suivante, avec En Quatrième Vitesse (Kiss Me Deadly, 1955), Robert Aldrich bouleversera pareillement les codes du film de détective comme il l’avait fait avec ceux du western pour Vera Cruz.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft