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Confédération française démocratique du travail [CFDT]

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CFDT : secrétaires générauxCFDT : secrétaires généraux
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1

Présentation

Confédération française démocratique du travail [CFDT], organisation syndicale française de salariés.

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De la déconfessionnalisation à l’autogestion

Née en novembre 1964 au lendemain de la victoire des partisans de la déconfessionnalisation sur les traditionalistes lors du congrès de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), la CFDT souhaite promouvoir un syndicalisme moderne qui, respectueux de la personne humaine, vise à favoriser l’avènement d’une société à la fois socialiste et démocratique.

La signature d’un pacte d’unité d’action avec la Confédération générale du travail (CGT) en 1966 permet à la nouvelle organisation de s’affirmer sur la scène syndicale après des débuts difficiles marqués par une décrue de ses effectifs. Elle joue un rôle actif pendant les grèves de Mai 68 et obtient la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise lors des accords de Grenelle (27 mai 1968).

Même si elle observe avec intérêt la signature par le Parti socialiste et le Parti communiste du Programme commun de gouvernement (juin 1972), la centrale d’Edmond Maire, élu secrétaire général en 1971, s’engage dès 1970 sur la voie du socialisme autogestionnaire, poussée en cela par l’arrivée massive de jeunes adhérents issus pour la plupart des mouvements d’extrême gauche.

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Le recentrage de la CFDT : la voie du réformisme

La rupture de l’union de la gauche (1978) et la crise économique sont à l’origine du recentrage de la CFDT. Désormais ouvertement réformiste, elle soutient l’expérience socialiste, participe à l’élaboration des lois Auroux (1982) sur la démocratie dans l’entreprise et approuve le passage à la rigueur (1983).

Jean Kaspar (1988-1992) puis Nicole Notat (1992-2002) contribuent à desserrer les liens avec le Parti socialiste et à privilégier le pragmatisme dans leur démarche syndicale. La CFDT abandonne la référence socialiste et affirme sa neutralité politique (1988). Elle s’engage résolument dans un syndicalisme de transformation sociale, fondée sur la proposition et la négociation. Elle apporte son soutien au plan Juppé de réforme de la Sécurité sociale en novembre 1995, ce qui entraîne la contestation vive et agressive de certains militants de la base à l’égard de Nicole Notat, et le départ d’un certain nombre d’entre eux, constituant le courant « Tous ensemble », vers le syndicat SUD. Néanmoins, Nicole Notat est réélue secrétaire générale en 1995 et en 1998.

Victime de la crise syndicale, la CFDT est un temps affaiblie par le départ en 1998 de sections des PTT et de la santé, notamment, hostiles aux nouvelles orientations du bureau confédéral. Mais parallèlement, Nicole Notat parvient à faire de la CFDT l’interlocuteur principal du gouvernement et du patronat, notamment après avoir gagné les présidences de l’Unedic, l’assurance chômage, et de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) en 1996, au détriment de Force ouvrière (FO). Nombreuses sont les réformes du gouvernement Jospin (loi sur les 35 heures, couverture maladie universelle (CMU), épargne salariale, prime pour l’emploi…) inspirées par des revendications de la CFDT, qui a du mal en revanche à faire accepter ses négociations avec le Medef en 2000 au sujet du plan d’aide au retour à l’emploi (PARE).

Lors du 35e congrès du syndicat, en mai 2002, Nicole Notat quitte une centrale rénovée et puissante qui s’est imposée comme la première organisation syndicale de salariés (865 000 adhérents environ en 2001) et une des seules à avoir progressé lors des élections prud’homales de décembre 1997 (25,34 % des voix contre 23,81 % en 1992). François Chérèque, à la tête depuis 1996 de la branche la plus importante de la CFDT, la fédération de la santé et des services sociaux, succède à Nicole Notat, dont il était le dauphin désigné. Il remporte un premier succès lors des élections prud’homales de décembre 2002. Avec 25,2 % des suffrages (- 0,1), la CFDT se maintient à la deuxième place derrière la CGT. Dans le collège de l’encadrement, elle conserve la première place avec 28,6 % des suffrages, devant le CFE-CGC (22,8 %). Mais, en 2003, la CFDT est ébranlée par le projet Fillon de réforme des retraites, auquel la direction est favorable et une partie des adhérents opposés : le conflit interne se solde notamment par la scission de la branche des cheminots et par le départ des opposants, soit 30 000 personnes. En 2005, la CFDT rassemble environ 806 000 adhérents. Privilégiant le dialogue, elle s’engage également dans la lutte, notamment contre le projet de contrat première embauche (CPE) en 2006, aux côtés de l’ensemble des syndicats de salariés et de syndicats d’étudiants et lycéens. En juin 2006, François Chérèque est réélu à la tête de la CFDT avec 91,69 % des voix (congrès de Grenoble).

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