![]() Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur radical et radical-socialiste, Parti (France) |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search radical et radical-socialiste, Parti (France)Article
Plan de l'article
radical et radical-socialiste, Parti (France), parti politique français fondé en 1901 dont l’éclatement, en 1972, a donné naissance au Parti radical (PR) et au Parti radical de gauche (PRG).
Le Parti républicain radical et radical-socialiste, créé en juin 1901, rassemble, dans une structure très lâche, comités et associations réunis par leur commun attachement aux valeurs constitutives du radicalisme. Héritier des principes de 1789, très attaché à la République, à la patrie et à la démocratie, le Parti radical se veut le parti de la laïcité face à l’Église, le défenseur des « petits » face aux « gros », de la petite propriété individuelle face aux monopoles. Implanté en milieu urbain mais surtout fort en milieu rural, il constitue la première force politique du pays au lendemain des élections législatives de 1902 (230 députés). Représenté dans tous les gouvernements jusqu’en 1914, il est à l’origine de la loi de séparation de l’Église et de l’État (ministère Combes, 1905) mais échoue à mettre véritablement en œuvre son programme social. Affaibli au sortir de la Première Guerre mondiale, le Parti radical renaît sous la direction d’Édouard Herriot et d’Édouard Daladier. Parti pivot de la vie parlementaire, il alterne alliances électorales avec la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) et participation à des gouvernements d’union nationale (gouvernement Poincaré). Partenaire hésitant du Front populaire (1936), il rompt définitivement avec la gauche en 1938. En recul dans tout le pays après la Libération, parti de notables ancré au centre-droit, il doit au départ des communistes du gouvernement (mai 1947) et à la création du Rassemblement du peuple français (RPF, avril 1947) de revenir aux affaires comme composant de la Troisième Force. Mais, l’échec de la rénovation amorcée par Pierre Mendès France (1954-1958) et la bipolarisation de la vie politique après 1958 sonnent le glas d’un parti qui ne cesse dès lors de décliner.
Déchiré par les luttes entre partisans de l’alliance à droite et promoteurs d’un retour à la tradition de gauche, le Parti radical, qui a abandonné en 1970 le qualificatif de « républicain radical et radical-socialiste », éclate en juillet 1972. Désapprouvant la stratégie centriste de Jean-Jacques Servan-Schreiber, secrétaire (1969) puis président (1971-1975 et 1977-1979) du Parti radical, une partie des députés radicaux signe un accord électoral avec le Parti socialiste (PS) et crée, en 1973, le Mouvement des radicaux de gauche (MRG).
Entré en février 1978 au sein de l’Union pour la démocratie française (UDF), le Parti radical (PR), présidé par François Loos, ne compte plus en 1997 que 3 sièges de députés. Les radicaux de gauche prennent pour leur part le nom de Radical en 1994, puis celui de Parti radical socialiste en 1996. À la suite d’une décision de justice leur interdisant de porter ce nom, ils dénomment leur parti, présidé par Jean-Michel Baylet, Parti radical de gauche (PRG). Membres de la « majorité plurielle » qui soutient le gouvernement de Lionel Jospin formé en juin 1997, les radicaux de gauche comptent 13 représentants à l’Assemblée nationale et un ministre au sein du gouvernement : Émile Zuccarelli, ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’État et de la Décentralisation (1997-2000) puis, à partir de 2000, Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la Recherche. Lors de l’élection présidentielle de 2002, leur candidate, Christiane Taubira, recueille 2,32 p. 100 des voix.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |