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Résultats avec Windows Live® Search Esclaves, les [Michel-Ange]Article
Plan de l'article
Présentation ; Une statuaire destinée au mausolée de Jules II ; Les Esclaves du Louvre ; Les Esclaves de Florence
Esclaves, les [Michel-Ange], ensemble de six sculptures en marbre, inachevées, réalisées par Michel-Ange pour le projet du mausolée du pape Jules II. L’Esclave mourant (2,09 m) et l’Esclave rebelle (2,09 m) ont été exécutés vers 1513-1515 pour le deuxième projet du tombeau (rondes-bosses, musée du Louvre, Paris), alors que les quatre autres sculptures inachevées datent des années 1532-1534 pour le cinquième projet (galleria dell’Accademia, Florence) ; ces dernières sont connues sous les noms de l’Esclave barbu (2,63 m), l’Esclave jeune (2,56 m), Atlas (2,77 m) et l’Esclave qui se réveille (2,67 m).
En 1505, le pape Jules II s’adresse lui-même à Michel-Ange pour la réalisation de son tombeau. Jusqu’en 1545, six projets différents sont imaginés à la demande du pape, qui décède en 1513, puis de ses héritiers. L’histoire de ce tombeau, à travers les divers plans et esquisses que l’on connaît, résume à elle seule l’évolution du maître. Ce mausolée évolue dans sa structure même vers une signification universelle ; il s’agit en fait de célébrer à travers Jules II la haute fonction symbolique du pape pour la chrétienté.
Les deux Esclaves du musée du Louvre, les seuls réalisés sur les seize prévus, devaient prendre place dans la zone inférieure du tombeau, qui comportait alors trois niveaux. Les sculptures ont été interprétées comme la personnification des arts libéraux ou encore des provinces païennes avant leur conversion. Mais aujourd’hui, on voit plutôt dans le déséquilibre et le mouvement de torsion le symbole de la lutte de l’âme humaine contre les chaînes corporelles.
La deuxième série des Esclaves, conservée à la galleria dell’Accademia de Florence, est conçue à la même période que la fresque du Jugement dernier de la chapelle Sixtine. La sculpture de Michel-Ange évolue alors vers des formes plus massives, trapues, rappelant les Titans de l’Antiquité. Inachevés, ces esclaves traduisent la révolte contre une matière qui les enserre et dont ils semblent tenter de se dégager. Loin de la beauté sensuelle des Esclaves de 1513-1515, le groupe de 1532-1534 évoque avec violence le message chrétien d’une salutaire libération du corps. L’inachèvement de ces œuvres nous renseigne avec précision sur la méthode de travail de Michel-Ange, qui passe pour l’un des plus grands sculpteurs de la Renaissance. S’il réalise auparavant de multiples esquisses, ou une sorte de modèle mental de l’œuvre qu’il réalise, l’artiste ne peut pourtant se permettre aucune erreur puisqu’il travaille en taille directe (voir sculpture). Repoussant la pierre, la remodelant à chaque coup en profondeur, afin d’obtenir l’harmonie entre les parties du corps, il commence manifestement par attaquer le bloc de marbre en son centre. C’est pourquoi les torses des Esclaves de Florence ont été travaillés en premier, comme si l’artiste avait d’abord cherché ainsi à les libérer de la puissance étouffante de la pierre.
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