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Belle au bois dormant, la [Marius Petipa]

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Piotr TchaïkovskiPiotr Tchaïkovski

Belle au bois dormant, la [Marius Petipa], ballet en trois actes et un prologue, créé en 1890 au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg par le Ballet impérial avec Marie Petipa, Pavel Gerdt, Enrico Cecchetti, Carlotta Brianza sur une chorégraphie de Marius Petipa, une musique de Tchaïkovski, un argument d’après le conte de Charles Perrault, des décors de Levogt, Botcharov, Shishlov et Lev Ivanov et des costumes d’Ivan Vsevolojski.

Rudolph Noureïev disait de ce ballet qu’il « était l’accomplissement parfait de la danse symphonique ». De fait, l’univers féerique et fastueux, propice aux effets les plus grandioses (à cet égard demeure mémorable la version somptueuse et quasi babylonienne du marquis de Cuevas avec les décors et les costumes de Raymond Larrain et la chorégraphie de Robert Helpmann en 1963 au Théâtre des Champs-Élysées à Paris) est néanmoins l’une des constructions dramaturgiques les plus abouties du ballet. Quant à la musique de Tchaïkovski, elle a assuré, en dehors même de l’univers chorégraphique, le succès de l’histoire.

Le prologue célèbre le baptême de la princesse Aurore, fille unique du roi Florestan XIV. Toutes les fées du royaume défilent pour offrir au nouveau-né les vertus et les dons les plus rares. Mais Carabosse n’a pas été conviée et pour assouvir sa vengeance, elle promet à la princesse la mort avant ses vingt ans. Mais la bienveillante fée Lila parvient à transformer le sort en sommeil éternel. Au premier acte, la princesse Aurore a vingt ans et les princes lui font la cour pendant une fête qui bat son plein lorsque Carabosse, déguisée en vieille femme, introduit un objet formellement prohibé par le roi : un fuseau. La princesse se pique et tombe immédiatement en catalepsie. Au second acte, le prince Désiré entrevoit le visage de la belle Aurore par l’entremise de sa marraine, la fée Lila. Le prince s’éprend de la princesse et la réveille. La fin du ballet est consacrée au mariage d’Aurore et de Désiré, cérémonie où sont conviés les principaux personnages des contes de Perrault. Il y a là quelques-uns des morceaux de bravoure du ballet, le pas de deux du prince et de la princesse, mais aussi la fameuse variation dite de « l’Oiseau bleu ».

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