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Résultats avec Windows Live® Search Coppélia ou la Fille aux yeux d'émail [Arthur Saint-Léon]Article
Coppélia ou la Fille aux yeux d'émail [Arthur Saint-Léon], ballet en deux actes et trois tableaux, créé en 1870 à Paris au Théâtre impérial de l’Opéra sur une chorégraphie d’Arthur Saint-Léon et une musique de Léo Delibes, l’argument est de Charles Nuittier d’après le conte le Marchand de sable de E. T. A. Hoffmann, les décors de Ch. Cambon, E. Despléchin et A. Lavastre et les costumes de P. Lormier. Dans une petite ville de Galicie, à la fenêtre de la maison du savant Coppélius, apparaît une étrange beauté. Elle trouble le jeune Frantz, le fiancé de Swanilda qui surprend son promis envoyant baisers et œillades à la mystérieuse créature. En sortant de chez lui, le Dr Coppélius perd sa clef dans une bousculade et Swanilda s’en saisit. Au second acte, Swanilda entre chez Coppélius. L’atelier est plein de poupées et d’automates mécaniques dont Coppélia, la poupée aperçue à la fenêtre. Swanilda se dissimule derrière les rideaux qui protègent sa rivale mécanique. Frantz apparaît et Coppélius exulte, il va enfin pouvoir doter son chef-d’œuvre mécanique d’une âme humaine. Or, la poupée s’anime, enchaînant pas espagnol ou écossais, déclenchant les autres automates : c’est Swanilda qui, déguisée en Coppélia, brise ce qui lui tombe sous la main et s’enfuit avec Frantz. Coppélius reste seul, au milieu de l’atelier ravagé. Tout rentre dans l’ordre à l’occasion d’une fête où l’on bénit les jeunes couples dont font partie Frantz et Swanilda, réconciliés. Le troisième acte (souvent omis mais reconstitué en 1973 par Pierre Lacotte), s’achève par la paix triomphant de la discorde et de la guerre. Archétype du ballet-pantomime, Coppélia n’en reste pas moins un ballet déroutant qui marque la fin d’un monde : créé peu avant le désastre militaire de Sedan et la fin sanglante du second Empire, il exprime la disparition, du moins en France qui en a été la terre d’élection, du grand ballet romantique. Œuvre fantastique mais où la raison finit par triompher, Coppélia est une création à l’aura crépusculaire qui a été dansée dans sa version originale pendant près d’un siècle devant un public enchanté par la fraîcheur et la vivacité du ton. De tradition, le rôle de Frantz est tenue par une danseuse travestie, Eugénie Fiocre lors de la première tandis que l’Italienne Giuseppina Bozzacchi danse le rôle de Swanilda. Appuyé sur l’excellente partition musicale de Léo Delibes — dont la collaboration avec Arthur Saint-Léon et le librettiste Charles Nuitter a déjà présidé à la naissance de la Source (1866) —, Coppélia a été l’objet de nombreuses versions dont celle de 1894 signée Marius Petipa, Enrico Cecchetti et Lev Ivanov. De Roland Petit, avec un pathétique Coppélius en frac (1975), à Maguy Marin (1993) et sa critique des images, le thème a été très diversement interprété.
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