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Jeune Homme et la Mort, le [Roland Petit]

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Jean Babilée, le Jeune Homme et la MortJean Babilée, le Jeune Homme et la Mort

Jeune Homme et la Mort, le [Roland Petit], ballet en deux tableaux créé le 25 juin 1946 au Théâtre des Champs-Élysées à Paris par le ballet des Champs-Élysées avec Jean Babilée et Nathalie Philippart, sur une chorégraphie de Roland Petit, une musique de Jean-Sébastien Bach, un argument et un livret de Jean Cocteau et des décors de George Wakhevitch.

Dans sa mansarde, un jeune peintre attend la jeune fille qu’il aime. Mais sitôt arrivée, la jeune fille se dispute avec son amant, se moque de lui, l’insulte et prend la fuite. Désespéré, le jeune homme se pend à une poutre de sa chambre. Le décor de la chambre s’efface et les toits de Paris apparaissent. Survient la Mort en belle jeune femme vêtue d’une robe de soirée qui attire du doigt le jeune homme. Elle enlève son masque de squelette qu’elle plaque sur le visage du peintre et révèle alors son propre visage, celui de la jeune femme. Elle l’entraîne par la crête des toits tandis qu’au loin, l’enseigne publicitaire Citröen clignote sur la tour Eiffel.

Au sortir de la guerre, Roland Petit est déjà connu lorsqu’il démissionne de l’Opéra de Paris et crée en 1945 le Ballet des Champs-Élysées, bénéficiant dans cette entreprise de l’aide d’Irène Lidova et de Boris Kochno qui a été le secrétaire de Serge Diaghilev. Pour conforter son succès naissant, le chorégraphe s’adresse à Jean Cocteau qui imagine le thème de ce ballet fantastique et tragique ; trois années plus tard, Roland Petit confirme ses immenses talents avec le ballet Carmen.

Né dans les milieux d’une avant-garde en pleine effervescence après la guerre, le Jeune Homme et la mort est une réussite plastique incontestable par la puissance linéaire de son drame, par son mélange de lyrisme et de trivialité et le superbe rôle masculin créé par Jean Babilée et qu’illustreront par la suite les plus grands danseurs comme Rudolph Noureïev ou Barychnikov. Répété sur des rythmes de jazz en compagnie d’un batteur et d’un pianiste, le ballet est finalement dansé sur la Passacaille en do mineur de Bach, sur une idée qu’apporte Cocteau deux jours avant la création. Le ballet est entré au répertoire de l’Opéra de Paris en 1990.

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