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Résultats avec Windows Live® Search Aïda [Giuseppe Verdi]Article
Aïda [Giuseppe Verdi], opéra en quatre actes de Verdi. Contrairement à une légende tenace, Aïda n’a pas été donné lors de l’inauguration du canal de Suez, ni pour l’ouverture du Théâtre italien du Caire en 1869. Effectivement commandée à Verdi par le khédive Ismaïl Pacha, l’œuvre n’a été créée que le 24 décembre 1871. L’égyptologue Mariette a eu l’idée du scénario d’origine (il a tenu même à superviser l’exactitude des décors et costumes de la création) et le livret a été écrit par Antonio Ghislanzoni. Prototype du grand opéra italien, Aïda doit sa popularité surtout à la débauche de moyens qu’il permet de déployer sur scène, avec de grandes masses chorales et orchestrales, et un exotisme qui lui a permis de devenir l’œuvre fétiche d’un lieu aussi démesuré que les arènes de Vérone, et ce, dès la création du festival en 1913. Située au temps des Pharaons, l’intrigue guerrière, opposant Égyptiens et Éthiopiens, ne doit pas faire oublier l’existence de destinées individuelles indissociablement liées au devenir de ces deux peuples. Ainsi, dès son entrée, le guerrier égyptien Radamès (ténor) espère se voir confier le commandement des troupes chargées d’écraser les Éthiopiens révoltés et entonne, non un air martial, mais un chant d’amour adressé à l’esclave éthiopienne Aïda (soprano). Radamès est aimé de deux femmes, mais l’une est aimée en retour quand l’autre, Amnéris (mezzo), fille du Pharaon, a tout pouvoir sur sa rivale, sans savoir que celle-ci est aussi fille de roi. De ce triangle amoureux, Verdi tire une dramaturgie puissante où s’exacerbent des rapports de désir, de haine et de jalousie. Quand le chœur forme des vœux de retour victorieux pour Radamès, Aïda, restée seule, reprend ces mêmes mots (« ritorna vincitor ») pour exprimer son déchirement entre l’amour de sa patrie et sa passion pour un ennemi. Plus tard, pendant la scène du triomphe, elle perturbe la cérémonie en reconnaissant son père parmi les prisonniers, sans toutefois trahir son identité royale. Néanmoins, le plus remarquable est la scène finale, après que Radamès, convaincu d’avoir révélé un secret militaire et d’avoir de surcroît couvert la fuite d’Aïda et de son père, a été condamné à être emmuré vivant. Dans la tombe qui lui est préparée a réussi à se glisser Aïda venue mourir avec lui. L’ultime et lumineux duo d’amour et de mort, « O terra addio », qui vient sceller les retrouvailles éternelles des amants, enfin réunis, a pour contrepoint le chant des prêtres en hommage à Ptah, et la plainte d’Amnéris, désespérée de n’avoir pu sauver celui qu’elle aime. Le rôle d’Aïda a tenté les plus grandes cantatrices, mais en ce siècle, c’est probablement l’Américaine Leontyne Price qui en a été l’interprète la plus mémorable par la splendeur tant de sa voix que de son physique.
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