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Résultats avec Windows Live® Search Parsifal [Richard Wagner]Article
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Parsifal [Richard Wagner], opéra de Richard Wagner, créé à Bayreuth le 26 juillet 1882. Depuis la découverte, en 1845, de l’adaptation allemande qu’en a faite, au XIIIe siècle, Wolfram von Eschenbach, Wagner est hanté par le récit du Graal. Le projet de Parsifal, sans cesse retardé, notamment par l’achèvement du Ring et des Maîtres chanteurs, l’occupe entièrement après 1876 et finit par aboutir au début de 1882. Concentré thématique de l’univers wagnérien (amour, sensualité, pureté, sacrifice, souffrance, et surtout rédemption), il révèle aussi un accomplissement des principes d’écriture, discours continu et leitmotiv. Le lent prélude, construit sur les thèmes de la Cène, du Graal et de la Foi, place d’emblée cet opéra (où c’est essentiellement le verbe qui agit) sur un plan plus spirituel que dramatique.
À Montsalvat, domaine des chevaliers du Graal, le vétéran Gurnemanz fait part aux écuyers des souffrances du roi Amfortas. On tente de le soigner en lui faisant prendre des bains et en lui donnant des baumes, comme celui qu’apporte Kundry, l’étrange voyageuse, à la fois omnisciente et sauvage. Klingsor, chassé jadis de Montsalvat pour avoir voulu rester chaste en se châtrant, œuvre depuis par la magie à la perte de la confrérie ; il a attiré Amfortas par ses artifices et l’a fait succomber au charme d’une femme (à l’orchestre, motif de Kundry). Il lui a volé la Sainte Lance et l’a blessé. Selon une prophétie, seul un « chaste fou, instruit par la compassion » (« durch Mitleid wissend, der reine Tor ») pourra le sauver. Gurnemanz s’interrompt : un cygne vient d’être tué par un inconnu, ignorant tout, même son nom. Serait-ce le « reine Tor » ? Gurnemanz l’introduit alors à l’office du Graal, réclamé par Titurel, le vieux père d’Amfortas. L’inconnu tente, en une plainte pathétique, de se dérober à un devoir qui n’est que souffrance (« Wehe ! »), puis il s’exécute. À la fin de l’office, tandis qu’une voix d’alto venue de la voûte répète la prophétie, Gurnemanz constate que ce dernier n’a rien compris et il le chasse rudement.
Le jeune homme approche du château de Klingsor qui, face à cette menace, force Kundry à le servir encore une fois. Le garçon terrasse les chevaliers et résiste à la sensualité des filles fleurs. Survient Kundry : elle le nomme « Parsifal » et, lui racontant son passé (« Ich sah das Kind »), essaie la tendresse maternelle. Bouleversé, il se laisse embrasser, mais le motif de la douleur d’Amfortas résonne à l’orchestre et il accède d’un coup à la connaissance et à la compassion. Kundry tente en vain d’obtenir son amour (s’étant moquée du Christ lors de sa montée au Golgotha, elle est contrainte de mener une double vie en servant Klingsor et en tentant de faire le bien). Klingsor, appelé au secours, échoue à le frapper de la Lance qui s’immobilise. Parsifal la saisit et, d’un signe de la croix, abolit l’univers du magicien.
À Montsalvat, Gurnemanz, vieilli, découvre Kundry presque sans vie. Ranimée, elle ne dit qu’un mot : « dienen ! » (« servir ! »). Survient un chevalier en armure, à qui Gurnemanz signale l’inconvenance de sa tenue le Vendredi saint. C’est Parsifal qui revient après une longue errance. Le vieux chevalier et la séductrice repentie procèdent à l’onction du successeur manifeste d’Amfortas, qui baptise à son tour Kundry. Conduit aux chevaliers découragés qui veillent Titurel mort et aspirent à voir le Graal, il guérit Amfortas par la Lance et fait renaître la ferveur en célébrant l’office. Kundry, libérée, expire. À Bayreuth, l’usage de ne pas applaudir après Parsifal souligne le caractère unique de cette œuvre ultime que Wagner appelait Bühnenweihfestpiel (célébration scénique sacrée).
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