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  • POL BURY

    artparis 2005, Galerie Louis Carré et Cie. POL BURY, rencontre à l'atelier avec l'artiste à l'occasion de l'exposition présentée à artparis par la Galerie Louis Carré ...

  • Galerie Louis Carré & Cie | Artistes | Pol Bury

    Après avoir exposé les grands créateurs de l’art moderne, la galerie ouvre ses cimaises à des artistes vivants et travaillant à l’étranger.

  • La Galerie Maeght Virtuelle ** ][ BURY Pol - Présentation

    Pol Bury, né à Haine-Saint-Pierre près de La Louvière dans la province de Hainaut le 26 avril 1922 et décédé à Paris le 28 septembre 2005, peintre et sculpteur belge.

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Bury, Pol

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1

Présentation

Bury, Pol (1922-2005), sculpteur et peintre belge qui, du surréalisme à l’art cinétique, a su garder son identité propre et un esprit critique et révolté.

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De la peinture conventionnelle au surréalisme

Né à Haine-Saint-Pierre, en Wallonie, Pol Bury est le fils d’un garagiste. Comme il refuse de passer sa vie derrière un bureau, il entreprend des études de dessin à l’académie des Beaux-Arts de Mons. En 1938, il part faire le tour de la France à bicyclette, savourant la lenteur de sa monture. La même année, il rencontre le principal représentant du surréalisme belge Achille Chavée qui lui « fait découvrir la révolte. Ou mieux, la mise en question de l’univers conventionnel, qui était le seul [qu’il connaissait] (artistiquement parlant) ». Pol Bury adhère au mouvement surréaliste Rupture et rencontre notamment l’un de ses fondateurs, René Magritte, qui exerce sur lui une forte influence. Il découvre également le travail d’Yves Tanguy qui le marque profondément. Après la dissolution de Rupture, il rejoint le Groupe surréaliste en Hainaut, fondé en 1939 par Achille Chavée et Fernand Dumont. Lorsque la guerre éclate, il cesse de peindre, travaille à l’usine le jour et résiste à l’occupation allemande la nuit. À la Libération, il participe à l’« Exposition du surréalisme » à Bruxelles et présente ses toiles pour la première fois seul à la galerie de Lou Cosyn — sans succès puisque aucune de ses œuvres n’est vendue.

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De l’abstraction au cinétisme

En 1947, Pol Bury décide de se tourner vers l’abstraction, s’attirant ainsi les foudres de ses anciens amis surréalistes. En 1948, il rejoint le groupe Cobra avec Pierre Alechinsky et Christian Dotremont, l’un des cofondateurs. Il participe alors à cette « Internationale des artistes expérimentaux » mais finit par s’en éloigner au profit d’une peinture abstraite plus radicale. Il s’intéresse à la peinture de Piet Mondrian ou à celle de Joan Miró et adhère en 1952 au groupe Abstrakte Kunst. À partir de 1953, après avoir découvert Alexander Calder, qui « au lieu d’emprisonner [ses travaux] dans le carcan du tableau, […] les avait lancés dans les airs », il se passionne pour le mouvement dans l’art et, en 1953, présente ses premiers reliefs, mobiles, qu’il équipe en 1954 d’un moteur. En 1955, il présente ses premiers Plans mobiles à l’exposition historique « le Mouvement », organisée par la galerie Denise René à Paris, avec Alexander Calder, Marcel Duchamp, Jean Tinguely, Victor Vasarely, Jesús Soto et Yaacov Agam. Cette exposition, qui marque le début de l’engouement pour le cinétisme, présente déjà les principaux caractères de cet art : géométrie sous-jacente, participation active du spectateur par manipulation directe des éléments de l’œuvre ou par son seul déplacement devant elle, emploi de matériaux modernes.

Les sculptures cinétiques de Pol Bury, qu’il nomme lui-même « érectiles », sont des constructions composées de billes, de boules, de fils ou de colonnes se mouvant de manière extrêmement lente. Ce mouvement a, selon lui, « la vitesse de l’escargot combinée à la lenteur de l’éléphant ». Cette esthétique de la lenteur, il ne cesse de la développer, toujours à l’extrême. En 1957, il expose ses Multiplans, plans mobiles mus par un moteur. Il crée aussi des meubles ou des caisses à l’intérieur desquelles le cœur de l’œuvre est en imperceptible mouvement. Il utilise le bois, le liège, puis à partir de 1966, l’acier et le cuivre poli. En 1964, il représente la Belgique à la biennale de Venise et participe à la Documenta de Kassel. À partir de 1965, il découpe des photographies en cercles concentriques afin de déformer l’image et, dès 1968, travaille avec des aimants dissimulés dans un socle transmettant un mouvement à des boules apparemment indépendantes.

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Les commandes publiques et les fontaines

En 1972, il obtient sa première commande publique pour le Musée national d’Art moderne du Centre Georges-Pompidou, 4 087 cylindres érectiles. Suivent Vingt-cinq tonnes de colonnes (1974) réalisées grâce au soutien de la Régie Renault ou le Plafond de soixante-quinze éléments mobiles (1976) pour le métro de Bruxelles. Dès les années 1960, Paul Bury s’intéresse plus particulièrement aux fontaines, où le mouvement met en jeu de grosses boules de métal et l’eau. En 1969, il en réalise pour l’université d’Iowa (États-Unis), en 1978, pour la fondation Maeght (à Saint-Paul-de-Vence), en 1985, pour le Palais-Royal (à Paris), en 1988 pour les jeux Olympiques de Séoul, etc.

Pol Bury est également un critique d’art acerbe qui se refuse à toute concession avec l’art moderne et contemporain, fustigeant les effets de modes et les avant-gardes ainsi que les pâles « suiveurs », qui ne font qu’accentuer les défauts de leurs modèles. Il est aussi graveur, écrivain — il publie en 1972 l’Art à bicyclette et la révolution à cheval, sorte de texte polémique sur l’art — et poète (la Boule et le trou, 1961). Professeur dans les années 1970 à Berkeley, en Californie, il enseigne en 1983 la sculpture à l’École nationale des beaux-arts de Paris.

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