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  • Ray, Jean

    L'auteur belge d'Harry Dickson est présenté par sa biographie, sa bibliographie, des documents.

  • RAY Jean-Emmanuel

    Depuis 1990: Professeur à Paris 1 1985-1990: Professeur à la Faculté de Droit d'Angers 1984: Agrégé des Facultés de Droit. Thèmes d'études

  • Jean Ray, une page non officielle...

    L'auteur Jean Ray (1887 - 17 septembre 1964) Jean Ray est le pseudonyme le plus connu de Raymond de Kremer, qui a publié sous ce nom l'essentiel de son oeuvre dans le domaine du ...

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Ray, Jean

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1

Présentation

Ray, Jean (1887-1964), écrivain belge d’expression française et flamande, l’un des maîtres du roman d’épouvante.

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Une vie mouvementée

Né à Gand, Raymond Jean de Kremer, dit Jean Ray, entre à vingt-trois ans dans l’administration communale de Gand. Ce travail lui laisse le loisir d’écrire des nouvelles et des chansons, sous son véritable nom ou sous celui de Jean Ray, pour les revues du Nouveau Cirque. Il publie aussi des poèmes et commence une activité de journaliste dans la revue Gand xxe Siècle. En 1919, il quitte l’administration pour entrer au service d’un agent de change, en continuant de faire du journalisme (critique de cinéma et de théâtre) et d’écrire des contes fantastiques. Sa signature apparaît ainsi dans un grand nombre de revues belges et il devient une célébrité locale. Après plusieurs mois passés en mer, au cours desquels, selon ses dires, il se serait livré au trafic d’alcool jusqu’aux côtes américaines, il publie son premier ouvrage, les Contes du whisky (1925), qui est accueilli par un concert d’éloges : la presse loue son style baroque et son inspiration fantastique et flamande. Mais sa condamnation, en 1927, à six ans de prison pour abus de confiance, interrompt son ascension dans le monde des lettres. Libéré, il prend le pseudonyme de John Flanders et rédige des contes en flamand et en français.

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Une œuvre éclectique

Il publie la Croisière des ombres (1931) sous le nom de Jean Ray, puis, de 1933 à 1940, traduit puis invente des Aventures de Harry Dickson, « le Sherlock Holmes américain », en collaborant parallèlement à des publications de bandes dessinées et pour la jeunesse. C’est au cours de la Seconde Guerre mondiale qu’il reprend son activité de romancier sous le nom de Jean Ray en publiant Grand Nocturne (1942), les Cercles de l’épouvante, Malpertuis, la Cité de l’indicible peur (1943) et les Derniers Contes de Canterbury (1944), qui l’imposent comme un maître du récit d’épouvante. Mais en 1946, il reprend ses besognes alimentaires, collabore sous les noms de Jean Ray ou de John Flanders à des journaux belges (dont l’hebdomadaire Tintin) et publie un recueil de contes, le Livre des fantômes (1947).

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Style et Univers

Écrivain parmi les plus prolifiques du xxe siècle, il est sans doute celui qui, avec Edgar Poe et H. P. Lovecraft, s’est le mieux aventuré au-delà des frontières du réel pour explorer les mondes intercalaires. Ses démons, ses monstres, ses vampires et ses goules sont autant de gargouilles grimaçantes échappées de tableaux de Jérôme Bosch ou des sculptures de cathédrales. Il croit au mal, à l’enfer et au surnaturel, se passionne pour l’occultisme. Mais son art incomparable d’imager en force ses histoires l’apparente aussi au surréalisme flamand. Marquée par le roman gothique du xixe siècle, son œuvre, à l’évidence, se plaît à terrifier le lecteur, à partir d’une réalité simple ou en faisant appel à certaines mythologies païennes.

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