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Résultats avec Windows Live® Search Fêtes galantes [Paul Verlaine]Article
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Fêtes galantes [Paul Verlaine], recueil de poèmes de Paul Verlaine, publié en 1869.
Le titre du recueil est aussi celui d’une série de toiles de Watteau, et la quasi-totalité des vingt-deux pièces qu’il comporte s’y réfèrent sans ambiguïté. Il s’agit d’une manière générale, comme dans les déjeuners sur l’herbe du célèbre peintre, de scènes en plein air, voire champêtres, où jeunes galants et jeunes coquettes badinent. Certains poèmes mettent d’autre part en scène, en les détournant parfois, les personnages de la commedia dell’arte — Colombine, Arlequin, Pierrot, et une série de jeunes sots amoureux —. Leur retour d’un poème à l’autre assure la continuité du recueil.
Les Fêtes galantes présentent une grande diversité strophique et métrique : heptasyllabes (« Mandoline »), octosyllabes (« Cythère », « le Faune »), décasyllabes (« À la promenade », « Clair de Lune »), alexandrins (« l’Amour par terre »). Le poème-conversation construit selon le principe de l’abruption (l’enchaînement de répliques vives), est largement présent (« Sur l’herbe », « les Indolents »). Une lettre galante (« Lettre ») et un poème narratif (« En patinant ») témoignent aussi de cette variété. Dans toutes les pièces, le poète semble se construire littérairement un bonheur emprunté à la peinture de Watteau, de sorte que les Fêtes galantes sont souvent présentées par la critique comme une « fiction provisoire de bonheur ». L’atmosphère du recueil mêle, en effet, la gaieté du commerce amoureux et le plaisant badinage, entretenus par la musicalité des vers.
Cette gaieté semble toutefois factice : derrière le badinage se profile l’amertume envers ce qui n’est qu’un « jeu de dupes » (« les Ingénus », « En patinant », « Colombine »). L’érotisme du recueil est ainsi à la fois omniprésent (« Dans la grotte », « les Indolents ») et en train de s’éteindre ; aussi est-ce bien d’une certaine manière à une fin de fête galante que l’on assiste dans ces pièces. L’amour véritable n’est qu’un paradis perdu, et celui que font galants et coquettes — qui restent avant tout des masques — n’est qu’une pantomime.
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