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Résultats avec Windows Live® Search Diable au corps, le [Claude Autant-Lara]Article
Diable au corps, le [Claude Autant-Lara], film français en noir et blanc de Claude Autant-Lara, réalisé en 1946. 11 novembre 1918 : la Première Guerre mondiale s’achève le jour des funérailles de Marthe Lacombe (Micheline Presle). Pendant les obsèques, François Jaubert (Gérard Philipe) se souvient de sa rencontre avec Marthe. Nous sommes en 1917 : plus âgée que lui et bien que fiancée à Jacques, un militaire retenu au front, la jeune femme n’est pas insensible aux avances du jeune lycéen. Mais la réprobation de la mère de Marthe met fin à leur idylle naissante. Un an plus tard, François retrouve Marthe, mariée, et ils deviennent amants. « Si la guerre finissait, nous serions séparés », se disent-ils, tout à leur amour. Mais c’est la mort qui les sépare, lorsque Marthe donne naissance à leur fils, François. Tout comme le roman éponyme de Raymond Radiguet — adapté par les scénaristes Jean Aurenche et Pierre Bost — avait suscité à sa publication en 1923 la colère des anciens combattants, le film d’Autant-Lara est violemment attaqué à sa sortie par nombre d’associations patriotiques, familiales et religieuses. Cynisme révoltant, exaltation de l’adultère, insulte à la famille et à l’armée, autant d’arguments avancés par les protestataires pour réclamer l’interdiction du Diable au corps. Lors de sa présentation au festival de Bruxelles, en juin 1947, l’ambassadeur de France en Belgique manifeste sa désapprobation en quittant ostensiblement la salle en cours de projection. Cette levée de boucliers n’a pas empêché le film de recevoir, à l’issue du festival, le prix de la critique internationale, et Gérard Philipe, alors au début de sa carrière, celui de l’interprétation.
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