Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Jour de fête [Jacques Tati]

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Jour de fête [Jacques Tati]

Article
Médias
Jacques TatiJacques Tati

Jour de fête [Jacques Tati], film français en noir et blanc et en couleurs de Jacques Tati, réalisé en 1949.

À Follainville, sur la grand-place, les forains ont monté un manège, des stands, un mât de cocagne et un cinéma sous chapiteau. Ce dernier projette un documentaire, la Poste en Amérique, qui révèle aux spectateurs les moyens modernes — motos, avions, hélicoptères — dont disposent les postiers d’outre-Atlantique. François (Jacques Tati), le facteur du village, n’a qu’une vieille bicyclette pour effectuer ses tournées. Mais, piqué au vif par les railleries des villageois, il se lance dans une acrobatique chevauchée « à l’américaine » : sacoche au dos, képi vissé sur le front, véritable centaure à deux roues, il déclenche sur son passage hilarité, admiration et catastrophes.

Premier long métrage de Jacques Tati, Jour de fête a été tourné à Sainte-Sévère-sur-Indre du 13 mai au 15 novembre 1947. L’année précédente, le cinéaste avait réalisé et interprété l’École des facteurs, court métrage dont le héros était déjà François, le postier à la vareuse et aux pantalons trop courts. Terminé fin 1947, le film se heurte au scepticisme des distributeurs qui le trouvent décousu, lui reprochent des dialogues inaudibles et déplorent l’absence de vedettes à l’affiche. Passant outre, Tati, début 1949, le présente après la séance normale dans un cinéma de Neuilly : l’accueil du public est enthousiaste et Jour de fête obtient enfin une sortie, en mai 1949, dans quatre salles parisiennes. Le succès sera considérable et le film couronné par le prix du meilleur scénario au festival de Venise et par le grand prix du cinéma français en 1950.

Jour de fête a été filmé par deux caméras : l’une enregistrait les images en noir et blanc ; l’autre expérimentait un nouveau procédé de film en couleurs. Or, les laboratoires ont été incapables de tirer des copies du négatif couleurs et Tati a dû se résoudre à sortir son film dans sa version noir et blanc. En 1961, en vue d’une nouvelle exploitation, il colorie au pochoir certains détails — drapeau, guirlandes — de l’image, mais le résultat est bien éloigné du Jour de fête qu’il avait imaginé. Celui-ci verra enfin le jour en 1994, douze ans après la mort de son créateur, grâce à la découverte d’un système optique permettant de retrouver les couleurs sur la copie d’origine et au travail de restauration mené à bien par Sophie Tatischeff, la fille du cinéaste.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft