Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Orange mécanique [Stanley Kubrick] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Orange mécanique [Stanley Kubrick]

Résultats avec Windows Live® Search

  • Orange mécanique - AlloCiné

    Orange mécanique (1972) - Au XXIème siècle, où règnent la violence et le sexe, Alex, jeune chef de bande, exerce avec sadisme une terreur aveugle. Après son emprisonnement ...

  • Orange mécanique - Wikipédia

    Orange mécanique (A Clockwork Orange) est un film britannique réalisé par Stanley Kubrick, sorti sur les écrans en 1971. Ce film est à classer du côté des films d ...

  • Orange Mécanique' Spirit

    L'esprit d'Orange country en région parisienne

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Orange mécanique [Stanley Kubrick]

Article
Médias
Stanley KubrickStanley Kubrick

Orange mécanique [Stanley Kubrick] (A Clockwork Orange), film britannique en couleurs de Stanley Kubrick, réalisé en 1971.

Dans un futur proche, l’Angleterre subit une grave crise sociale et politique. Alex DeLarge et ses trois « Droogs », Dim (Warren Clarke), Georgie (James Marcus) et Pete (Michael Tarn) se livrent à diverses exactions : ils passent à tabac un clochard (Paul Farrell), attaquent la bande adverse de Billyboy (Richard Connaught), s’introduisent dans la maison d’un écrivain et intellectuel de gauche, M. Alexander (Patrick Magee), dont ils violent l’épouse sous ses yeux. Rentré chez lui, Alex s’abandonne à sa passion délirante pour le compositeur Beethoven. Le lendemain matin, l’assistant social (Aubrey Morris) en charge de son dossier lui rend visite. Au cours de la journée, Alex fait la connaissance chez un disquaire de deux jeunes filles qu’il invite chez lui et en compagnie desquelles il se livre à une orgie expéditive. Aidé de ses « Droogs », il agresse et tue chez elle la Femme aux chats (Miriam Karlin), mais dénoncé à la police, il est condamné à quatorze ans de travaux forcés. En prison, il accepte de se soumettre au traitement Ludovico qui, par le moyen de lavages de cerveau, vise à lui faire abhorrer la violence et à extirper en lui toute forme de pulsion sexuelle. Présenté comme guéri par le ministre de l’Intérieur, il est libéré et retourne chez ses parents où un « locataire » l’a désormais remplacé. Errant par les rues, il est victime de la vengeance de ses anciennes victimes et de la violence de ses anciens « Droogs » devenus policiers. Par hasard, il trouve refuge chez l’écrivain Alexander qui, trouvant là l’occasion de se venger et de déstabiliser le gouvernement conservateur, pousse Alex au suicide. Pourtant, ce dernier survit. Recueilli et soigné à l’hôpital, il est réhabilité par le gouvernement qui lui propose une situation lucrative : Alex y voit immédiatement l’occasion d’assouvir à nouveau son goût pour la violence et le sexe.

Stanley Kubrick a adapté pour ce film le roman de l’écrivain britannique Anthony Burgess, Orange mécanique (A Clockwork Orange, 1962), un conte philosophique et satirique de politique-fiction dont le ton est proche du Candide de Voltaire, et qui est traversé de références à Swift. Plus qu’une vision futuriste et satirique d’une société fascisante, ou une réflexion sur le contrôle social de la délinquance, le libre arbitre ou la perfectibilité de l’homme, c’est un film dont le véritable sujet est le spectateur dans ses rapports ambigus avec la représentation de la violence et du sexe. Une sexualité fébrile et mécanique, évoquée par de nombreux fétiches et attributs (sculpture, peinture, mobilier), domine ce film qui présente une image de l’art réduite à la représentation littérale du sexe.

Avec la structure spéculaire de son intrigue en deux parties où chaque péripétie de la première trouve son reflet inversé dans la seconde, l’œuvre multiplie les figures du miroir et du cercle. Avant de terminer comme il a commencé, par la figure d’Alex redevenu lui-même, le film inverse symétriquement toutes les situations de telle sorte que les victimes sont devenus des agresseurs, les voyous des policiers, les manipulateurs des manipulés. Cette construction circulaire est renforcée par une volonté de distanciation qui conduit Kubrick à dresser nombre d’écrans entre le spectateur et l’objet de son attention. Ainsi en est-il du langage : à l’instar du roman de George Orwell, 1984, Orange mécanique parle un jargon original (le « Nadsat »), futuriste et onomatopéique, qui est un mélange d’argot des « cockney » londonien et de termes slaves, combiné aux mots-valises chers à Lewis Carroll ou à James Joyce. Dans le même esprit, la stylisation de la violence transforme une rixe de voyous en un ballet soigneusement réglé.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2009 Microsoft