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Résultats avec Windows Live® Search Hommes le dimanche, les [Robert Siodmak et Edgar Ulmer]Article
Hommes le dimanche, les [Robert Siodmak et Edgar Ulmer] (Menschen am Sonntag), film muet allemand en noir et blanc de Robert Siodmak et Edgar Ulmer, réalisé en 1929. À Berlin en 1929, un samedi soir, un chauffeur de taxi (Erwin Splettösser) rentre chez lui et se dispute avec sa femme (Annie Schreyer). Un ami représentant en vins (Wolgfang von Waltershausen) leur rend visite et leur propose de venir passer le dimanche avec lui au lac Nicolas, car il vient de faire la connaissance d’une jeune fille brune (Christl Ehlers) qui a accepté de pique-niquer avec lui ce jour-là. Mais la femme du chauffeur de taxi ignore la proposition et les deux hommes passent la soirée à jouer aux cartes. Le lendemain matin, le chauffeur de taxi part seul avec le représentant et ils découvrent que la jeune femme brune est accompagnée d’une amie blonde (Brigitte Borchert). Ils partent tous les quatre pour le lac, mais, pendant la journée, le représentant séduit la blonde et s’isole avec elle. La brune est jalouse. Le dimanche soir, chacun rentre seul chez soi et le chauffeur de taxi retrouve son épouse, qui boude dans son coin. Réalisé par un groupe de jeunes cinéphiles allemands (Robert Siodmak, Billy Wilder) et viennois (Edgar Ulmer et Fred Zinnemann) — qui, par la suite, feront tous carrière à Hollywood —, les Hommes le dimanche est tourné en réaction contre le cinéma commercial de l’époque. Produit en marge du système sur un argument conçu par le frère de Robert Siodmak — le scénariste, écrivain et réalisateur Kurt Siodmak —, ce film a la particularité de faire jouer leur propre rôle à des comédiens non professionnels et d’être presque intégralement tourné en extérieurs sur les lieux réels de l’action. À la fois documentaire et fiction, c’est une œuvre unique en son genre qui préfigure aussi bien le néoréalisme que certaines expériences de la Nouvelle Vague, comme celles de Jean Eustache ou de Jean Rouch. Poétique et révélatrice des aspirations du petit peuple, elle s’inscrit dans un courant de cinéma populaire et s’apparente plus à une forme d’impressionnisme savoureux qu’aux cauchemars fascinants de l’expressionnisme ou aux tragédies sociales en vogue à l’époque.
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