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Résultats avec Windows Live® Search Astruc, AlexandreArticle
Astruc, Alexandre (1923- ), cinéaste et romancier français. Né à Paris d’un père écrivain et journaliste et d’une mère dessinatrice, Alexandre Astruc se passionne d’abord pour la littérature et les mathématiques. Licencié ès lettres et en droit, il rencontre Jean Lescure pendant l’Occupation et, grâce à son aide, commence à écrire des articles sur le cinéma, la littérature et la philosophie pour diverses revues (Messages, Confluences, Poésie 42). Il fait ainsi la connaissance de Martin Heidegger, Jean-Paul Sartre et Boris Vian. À la libération, il travaille comme journaliste et critique (Action, Combat, la Nef, les Temps modernes, l’Écran français, la Gazette du cinéma), publie un roman, les Vacances (1945), et lance le manifeste de la « caméra stylo » (1948). Il fait partie de l’équipe d’« Objectif 49 », le ciné-club présidé par Jean Cocteau et réalise des courts métrages en 16 millimètres : Aller-retour (1948), Ulysse ou les Mauvaises Rencontres (1949) et le Rideau cramoisi (1952). Critique aux Cahiers du cinéma dès 1951, il est aussi assistant réalisateur de Marc Allégret et scénariste de la Putain respectueuse (1952) de Marcel Pagliero. Il tourne son premier long métrage, les Mauvaises Rencontres (1955), avec Anouk Aimée et Jean-Claude Pascal, puis une adaptation de Guy de Maupassant, Une Vie (1958), avec Maria Schell. Il écrit et réalise ensuite la Proie pour l’ombre (1960) avec Annie Girardot, Daniel Gélin et Christian Marquand, avant de transposer Gustave Flaubert à l’écran avec l’Éducation sentimentale (1961). Sa curiosité le conduit alors à travailler pour la télévision, où il signe le Puits et le Pendule (1963) d’après Edgar Poe, Évariste Galois (1964) et une série sur les écrivains, la Caméra-Stylo (1964). Il revient au cinéma avec la Longue Marche (1966), admirable film sur la Résistance où il fait preuve d’une rare maîtrise des plans-séquences. Son film suivant, Flammes sur l’Adriatique (1968) est un échec public. Désormais, à l’exception d’un documentaire coréalisé avec Michel Contat, Sartre par lui-même (1975), il ne travaille plus pour le grand écran. Revenu au journalisme à Paris-Match, il tourne parallèlement pour la télévision la Méthode intellectuelle de F. W. Murnau (1969), Rousseau musicien (1969), la Lettre volée (1973), Louis XI ou la Naissance d’un Roi (1975), Louis XI ou le Pouvoir central (1976), À une voix près (1978), Arsène Lupin joue et perd (1979), la Chute de la maison Usher (1981), Une fille d’Ève (1988), Alfred Savarius (1992). Il écrit également plusieurs romans et essais, la Tête la première (1975), Ciel de cendres (1975), le Serpent jaune (1977), Quand la chouette s’envole (1979), le Permissionnaire (1984), le Roman de Descartes (1989), Du stylo à la caméra (1992), l’Autre versant de la colline (1993), Évariste Galois (1994) et le Montreur d’ombres (1996).
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