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Edwards, Blake

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Edwards (Blake), Diamants sur canapéEdwards (Blake), Diamants sur canapé

Edwards, Blake (1922- ), acteur, scénariste et cinéaste américain.

Né à Tulsa (Oklahoma), William Blake McEdwards, dit Blake Edwards, passe son enfance à Hollywood où son père est assistant-réalisateur et producteur délégué à la 20th Century Fox. Il se destine à une carrière d’acteur et apparaît à vingt ans dans Ten Gentlemen from West Point (1942) de Henry Hathaway. En six ans, il joue dans 25 autres films, parmi lesquels In the Meantime, Darling (1944) d’Otto Preminger, les Sacrifiés (They Were Expendable, 1945) de John Ford, l’Emprise du crime (The Strange Love of Martha Ivers, 1946) de Lewis Milestone, Till the End of Time d’Edward Dmytryk (1946), les Plus Belles Années de notre vie (The Best Years of Our Lives, 1946) de William Wyler et Leather Gloves (1948) de Richard Quine. Scénariste pour la radio, il commence à écrire et à produire pour le cinéma avec le Justicier de la Sierra (Panhandle, 1948)et Panique sauvage au Far West (Stampede, 1949), deux westerns de Lewis Selander, puis collabore avec Richard Quine pour lequel il écrit huit films, dont Ma sœur est du tonnerre (My Sister Eileen, 1955).

Il passe à la réalisation avec Bring Your Smile Along (1955) et Rira bien (He Laughest Last, 1956) où Frankie Laine tient la vedette ; puis tourne avec Tony Curtis l’Extravagant Monsieur Cory (Mister Cory, 1957). Après le Démon de midi (This Happy Feeling, 1958), il retrouve Tony Curtis pour Vacances à Paris (The Perfect Furlough, 1959) et Opération Jupons (Operation Petticoat, 1959) qui le consacre comme auteur de comédie. Il dirige alors Bing Crosby dans High Time (196O), puis change de registre avec Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany’s, 1961), mélodrame douloureux tiré d’un roman de Truman Capote, Allô, Brigade spéciale (Experiment in Terror, 1962,) un film à suspense, et le Jour du vin et des roses (Days of Wine and Roses, 1963), un drame sur l’alcoolisme.

Après ces expériences, il revient à la comédie burlesque avec la Panthère rose (The Pink Panther, 1963) et ses suites avec Peter Sellers en inspecteur Clouseau : Quand l’inspecteur s’emmêle (A shot in the Dark, 1964), le Retour de la Panthère rose (The Return of the Pink Panther, 1975), Quand la Panthère rose s’emmêle (The Pink Panther Strikes again, 1976), la Malédiction de la Panthère rose (Trail of the Pink Panther, 1982) et, avec Roberto Benigni, le Fils de la Panthère rose (Son of the Pink Panther, 1993).

On lui doit aussi, dans une filmographie importante, une superproduction en hommage à Laurel et Hardy, la Grande Course autour du monde (The Great Race, 1965), une comédie digne de Jacques Tati, la Party (The Party, 1968), un western, Deux Hommes dans l’Ouest (Wild Rovers, 1971), une réflexion tragicomique sur le désir sexuel, Elle (10, 1979), un chef-d’œuvre sur l’ambiguïté sexuelle, Victor, Victoria (1982) avec son épouse Julie Andrews en vedette, une satire grinçante des mœurs américaines, avec Bruce Willis, Boire et déboires (Blind Date, 1987) et une métaphore douce et amère sur un homme réincarné en femme, Dans la peau d’une blonde (Switch, 1990).

Blake Edwards a aussi écrit, produit et réalisé plusieurs séries pour la télévision, dont la plus célèbre est Peter Gunn (1958-1960).

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