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Tashlin, Frank

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Personnages de la série Looney TunesPersonnages de la série Looney Tunes

Tashlin, Frank (1913-1972), cinéaste, dessinateur et scénariste américain.

Né à Weehawken (New Jersey), Francis Frederik von Taschlein, dit Frank Tashlin, réalise au cours de ses études à la Junior High School 126 de Queens (New York) de nombreux dessins qu’il signe « Tashlein » ou « Tash ». En 1929, il devient garçon de courses pour la société de dessins animés de Max et Dave Fleischer à New York, puis à la Van Beuren Corporation où il est encreur, et ensuite animateur. Il vend parallèlement ses dessins (signés « Tish-Tash ») dans plusieurs revues et magazines comiques. En 1933, Leon Schlesinger l’engage comme animateur, en Californie, pour ses « Looney Tunes » et autres « Merrie Melodies ». Il crée le personnage de bandes dessinées « Van Boring » au Los Angeles Time, en 1934, et, l’année suivante, il est gagman pour Hal Roach et travaille sur des épisodes de Our Gang (1936). Il réalise sous le nom de Frank Tash son premier dessin animé chez Schlesinger, Porky’s Poultry Plant (1936) et en tourne vingt autres jusqu’en 1939, date à laquelle il entre pour deux ans comme scénariste chez Walt Disney. Nommé chef du département scénario de la filiale de dessins animés de Columbia en 1941, il y reste un an pour écrire et superviser plusieurs « cartoons », avant de revenir chez Leon Schlesinger à la Warner Bros où il réalise des Daffy Duck, des Elmer Fudd et des Bugs Bunny. En 1944, il entre au studio Morey et Sutherland productions de la United Artists et y tourne la série des Daffy Ditties, ainsi qu’un film de marionnettes animées The Way of Peace (1947).

Dès 1945, il écrit pour le cinéma et triomphe avec Visage pâle (Paleface, 1948) réalisé par Norman Z. McLeod et interprété par Bob Hope. Il collabore ainsi à douze scénarios, dont ceux de Bien faire… et la séduire (The Fuller Brush Man, 1948) de Sylvain Simon, Un Caprice de Vénus (One Touch of Venus, 1948) de William A. Seiter et la Chasse au trésor (Love Happy, 1950) de David Miller, le dernier film des Marx Brothers. Il devient réalisateur en tournant des scènes additionnelles pour la Môme Boule de Gomme (The Lemon Drop Kid, 1951) de Sidney Landfield, puis signe The First Time (1952), comédie acide sur un couple qui vient d’avoir son premier enfant, et le Fils de Visage pâle (Son of Paleface) où il applique le style du dessin animé à une parodie de western.

Après deux comédies grinçantes, Épousez-moi encore (Marry Me Again, 1953) et Suzanne Découche (Susan Slept Here), il dirige Dean Martin et Jerry Lewis dans Artistes et Modèles (Artists and Models, 1955), puis tourne Chéri, ne fais pas le zouave (The Lieutenant Wore Skirts, 1956), avant de retrouver Martin et Lewis pour Un vrai cinglé de cinéma (Hollywood or Bust, 1956). Ses trouvailles visuelles se multiplient dans deux films tournés avec Jayne Mansfield : la Blonde et Moi (The Girl Can’t Help it, 1956) et la Blonde explosive (Will Success Spoil Rock Hunter, 1957) où il critique férocement le star-system et les médias. Trois Bébés sur les bras (Rock-a-Bye Baby, 1958) marque le début de son étroite collaboration avec Jerry Lewis en vedette. S’il tourne des films avec d’autres acteurs pendant le reste de sa carrière, aucun n’atteint le comique destructeur qui règne dans ses œuvres avec Jerry Lewis, le Kid en kimono (The Geisha Boy, 1958), Cendrillon aux grands pieds (Cinderfella, 1960), l’Increvable Jerry (It’s only Money, 1962), Un chef de rayon explosif (Who’s Minding the Store, 1963) et Jerry chez les cinoques (The Disorderly Orderly, 1964).

Tashlin a aussi écrit et réalisé sept films pour la télévision de 1953 à 1960 et publié quatre livres, Mais je suis un ours (The Bear that Wasn’t, 1946), l’Oppossum qui avait l’air triste (The Possum that Didn’t, 1950), The World that isn’t (1951) et How to Create Cartoons (1952). Il a également écrit des pièces de radio, ainsi qu’une comédie musicale et deux pièces de théâtres qui n’ont jamais été représentées.

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