Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Wellman, William

Résultats avec Windows Live® Search

  • William A. Wellman

    William A. Wellman : Alice et MonsieurCinéma vous proposent plus de 50 000 fiches films, acteurs et réalisateurs, des bandes-annonces, les nouveautés dvd et toute l'actualité ...

  • William A. Wellman

    William A. Wellman Réalisateur ... William A. Wellman (Etats-Unis)

  • William A. Wellman - Wikipédia

    William A. Wellman ou William Wellman (né William Augustus Wellman le 29 février 1896 à Brookline, Massachusetts - 9 décembre 1975 à Los Angeles) est un réalisateur de ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Wellman, William

Article

Wellman, William (1896-1975), cinéaste américain d’origine irlandaise.

Né à Brookline (Massachusetts), William Wellman est un élève médiocre mais sportif qui pratique le hockey dans l’équipe de Boston. En 1915, il s’engage dans l’armée pour combattre en France et devient pilote de la légendaire escadrille Lafayette. Après l’armistice, Douglas Fairbanks lui obtient un contrat de comédien à Hollywood. Il tourne entre autres dans Evangeline (1919) de Raoul Walsh, mais il ne se sent guère attiré par le métier d’acteur et préfère se diriger vers la réalisation.

Il débute avec un western, The Man who Won (1923), tourne des mélodrames à la Fox et à la Columbia, puis, après un court passage à la MGM où il signe The Boob (1926), entre à la Paramount. C’est là qu’il réalise ses premiers chefs-d’œuvre : les Ailes (Wings, 1927), une tragédie de guerre qui dépeint l’amitié et la rivalité de deux pilotes américains et qui obtient le premier oscar du meilleur film, suivi des Mendiants de la vie (Beggars of Life, 1928), un film réaliste sur les marginaux interprété par Louise Brooks. Son premier film parlant, les Nuits de Chinatown (Chinatown Nights, 1929), est un remarquable mélodrame policier. En 1930, il signe un contrat avec la Warner et tourne entre autres l’Ennemi public (The Public Enemy, 1931), un âpre film de gangsters qui révèle James Cagney et l’Ange blanc (Night Nurse, 1931), drame sordide avec Barbara Stanwyck qui deviendra une de ses interprètes favorites.

Au cours des années trente, il aborde tous les genres : la critique sociale avec Héros à vendre (Heroes for Sale, 1933), Wild Boys on the Road (1933), le mélodrame avec Mon Grand (So Big, 1932), Jenny Frisco (Frisco Jenny, 1933), Rose de minuit (Midnight Mary, 1933), Une étoile est née (A Star is Born, 1937). Puis le film d’aventures avec Dangerous Paradise (1930), l’Appel de la forêt (Call of the Wild, 1935) et Beau Geste (1939). Son intérêt se porte ensuite sur la comédie avec la Joyeuse Suicidée (Nothing Sacred, 1938) et le western avec les Conquérants (The Conquerors, 1932). Il réalise et produit lui-même les Hommes volants (Men with Wings, 1939), un drame sur les pionniers de l’aviation, puis connaît un grand succès avec l’adaptation du roman de Rudyard Kipling la Lumière qui s’éteint (The Light that Failed, 1940) interprété par Ronald Colman et Ida Lupino. Par la suite, il crée des westerns d’un ton nouveau comme l’Étrange Incident (Ox Bow Incident, 1943), une dénonciation du lynchage, Buffalo Bill (1944) qui démystifie le personnage du célèbre tueur de bisons, la Ville abandonnée (Yellow Sky, 1948), Au-delà du Missouri (Across the Wide Missouri, 1951), film antiraciste, puis Convoi de femmes (Westward the Women, 1951). Sa vision de l’Amérique se caractérise par un patriotisme non dénué de sens critique comme le prouvent ses films de guerre, les Forçats de la gloire (The Story of GI Joe, 1945) et Bastogne (Battleground, 1949), ses pamphlets sociaux Magic Town (1947) et la Voix que vous allez entendre (The Next Voice You Hear, 1950), ainsi que sa biographie imaginaire d’un homme politique l’Inspiratrice (The Great Man’s Lady, 1942) et l’anticommuniste Rideau de fer (Iron Curtain, 1948).

Proche de John Wayne, il réalise cinq films produits par l’acteur, qui interprète trois d’entre eux : Aventure dans le Grand Nord (Island in the Sky, 1953), Écrit dans le ciel (The High and the Mighty, 1953) et l’Allée sanglante (Blood Alley, 1953). Quant aux deux autres, l’un est un western atypique interprété par Robert Mitchum, Track of the Cat (1953) et l’autre un émouvant mélodrame pour adolescent, Goodbye my Lady (1956). Il termine sa carrière avec Les commandos passent à l’attaque (Derby’s Rangers, 1957) et Lafayette Escadrille (1958).

Cinéaste rigoureux refusant toute fioriture de style, il incarne une idée de l’Amérique à la fois libérale et réactionnaire. Sa direction d’acteurs est marquée par une certaine distanciation et il a souvent évité d’avoir recours à la musique pour renforcer l’impact d’une scène, préférant faire naître l’émotion par des moyens purement cinématographiques. La personnalité et le savoir-faire de Wellman l’ont élevé au rang des grands metteurs en scène américains.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft