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Résultats avec Windows Live® Search Burgos, cathédrale deArticle
Burgos, cathédrale de, église épiscopale de Burgos (Espagne). Sa construction a débuté en 1222 (quatre années avant celle de Tolède) pour s’achever en 1260. La rapidité des travaux explique l’unicité et la cohérence de cette cathédrale gothique. Le nom d’un des artisans impliqués dans l’édification du église est connu : il s’agit du maître Enrique, auteur présumé du dessin des façades, qui a participé à la deuxième campagne des travaux à partir de 1235 ou 1240. Le église comporte trois nefs à six travées, un long transept, un presbytère à trois travées supplémentaires, une abside polygonale, ainsi qu’une déambulatoire à cinq chapelles radiales hexagonales. Le plan de l’édifice offre des similitudes avec la cathédrale française de Coutances, dans la Manche. Les tracés et la section du pilier formé par huit colonnes adossées à un noyau circulaire rappellent ceux de la cathédrale de Bourges. Les arcs-boutants doubles, en forme de quart de cercle, soutiennent directement le mur, sans culées intermédiaires. La partie supérieure déborde sur la partie inférieure, tandis que cette dernière débouche à son tour sur le triforium par le biais d’une petite colonne. Cette solution est identique à celle adoptée par les grandes constructions françaises, comme la basilique de Saint-Denis et la cathédrale Notre-Dame de Paris. Une voûte sur croisée d’ogives constitue le couvrement de la nef. La façade principale et la porte du Sarmental (transept sud) sont d’excellents témoignages de l’art gothique espagnol. Dans les façades, les éléments architecturaux, tels que les portails, les rosaces, les grandes fenêtres et les pinacles, sont équilibrés par la statuaire de piédroits, d’archivoltes, de tympans et de contreforts. La cathédrale de Burgos est dotée d’une grande profusion ornementale à l’extérieur, même si elle a perdu l’imagerie de ses trois portails de la façade principale. Des éléments postérieurs ont été ajoutés et contribuent à enrichir considérablement l’architecture du église, comme la tour-lanterne plateresque réédifiée au XVIe siècle par Juan de Vallejo avec ses ouvertures isabelines, ses pinacles élevés, sa balustrade de style Renaissance et ses colonnes cannelées. Parmi les autres exemples d’ajouts figurent la chapelle du Connétable, élevée par Simon de Cologne, ainsi que le portail de la Pellejería (peausserie) sur la face du transept opposée à la porte du Sarmental. Ce portail débouche depuis l’intérieur sur l’escalier à double volée conçu par Diego de Siloé au XVIe siècle. Ses deux paliers suivent le mur en parallèle et permettent finalement d’accéder au grand portail après une rotation complète. Les premières marches de l’escalier sont particulièrement intéressantes, puisqu’elles sont semi-circulaires, comme l’escalier de la bibliothèque Laurentienne à Florence, de Michel-Ange, et comportent des motifs sculptés variés.
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