Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search DocumentaArticle
Plan de l'article
Présentation ; Création ; Pour les avant-gardes ; Pour un regard d’expert ; Pour un art « post-moderne » ; Pour une réflexion sur l’art ; Pour un art ancré dans son temps ; Pour une expérience esthétique au service du politique
Documenta, exposition internationale destinée à promouvoir l’art contemporain, qui se tient tous les cinq ans à Kassel, en Allemagne, et dont la première manifestation s’est déroulée en 1955 dans l’enceinte du musée Fridericianum.
Les deux instigateurs de la Documenta sont Arnold Bode, artiste et professeur à l’Académie des beaux-arts de Kassel, et Werner Haftmann, théoricien de l’art et auteur d’une Peinture au xxe siècle (1965). La Documenta est née de la volonté d’engager une réflexion sur l’art au xxe siècle, dans la double perspective de faire le point sur la situation de l’art allemand et de présenter aux jeunes générations un panorama de l’art contemporain de l’après-guerre, mais aussi pour révéler à ces mêmes générations tout ce qui a fait l’objet d’une censure sous le régime national-socialiste. Devant le succès considérable rencontré par la première édition, qui réunit les travaux de plus de 150 artistes, il est décidé par les organisateurs que cette manifestation se tiendrait tous les quatre ans. Une société est constituée, dans laquelle la ville de Kassel possède une participation importante, tandis que Bode et Haftmann se voient confier la responsabilité de l’organisation des éditions futures. À l’instar de la première édition, les deux manifestations suivantes (1959 et 1964) sont dédiées à un panorama de l’art moderne européen depuis l’orée du siècle, mais l’accent est davantage mis sur la création contemporaine tant en peinture, qu’en sculpture ou en sérigraphie.
Cependant, un changement de cap s’opère après la troisième édition : Haftmann, responsable de la section peinture, est démis de ses fonctions après ses prises de position controversées dans l’organisation de la « Documenta III ». Fervent partisan de l’abstraction picturale qu’il considère comme un « langage universel », il laisse peu de place aux avant-gardes américaines et européennes nées au début des années 1960. C’est ainsi, par exemple, que le pop art et le Nouveau Réalisme sont insuffisamment représentés. Organisée en 1968, la « Documenta IV », dont la section peinture est confiée à Jan Lemming, s’annonce sous le signe de la color field painting et de l’art minimal, tandis que les nouveaux modes d’intervention artistique (happening et Fluxus) font une timide apparition.
La « Documenta V » est l’occasion d’une autre restructuration importante : l’organisation est désormais confiée à un commissaire unique qui est renouvelé à chaque édition. L’objet de la Documenta est alors de privilégier le regard d’un expert sur l’art en train de se faire. C’est Harald Szeemann, qui est directeur de la Kunsthalle de Berne, où il a organisé en 1969 la célèbre exposition « Quand les attitudes deviennent forme », qui prend la direction de la manifestation de 1972. Il présente ce qui est aujourd’hui encore considéré comme la meilleure édition de la Documenta, en proposant non plus une réflexion sur l’art au XXe siècle, mais un forum de partis pris sur la création contemporaine et son inscription dans la réalité, s’ouvrant autant à l’art conceptuel, à l’anti-forme, qu’aux « mythologies quotidiennes », la publicité ou le kitsch. À l’occasion de la « Documenta VI » (1977), la périodicité est portée à cinq ans. L’organisateur en est Manfred Schneckenburger. Il donne une large place à l’art vidéo, la photographie et les environnements, tout en essayant de définir l’essence propre de l’art par rapport aux supports dans lesquels il prend forme.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |