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Résultats avec Windows Live® Search Fenêtre sur cour [Alfred Hitchcock]Article
Fenêtre sur cour [Alfred Hitchcock] (Rear Window), film américain en couleurs d’Alfred Hitchcock, réalisé en 1954. Jeff (James Stewart), un reporter photographe, est immobilisé chez lui avec une jambe plâtrée. Désœuvré, il occupe son temps en épiant ses voisins par une fenêtre sur cour. Stella (Thelma Ritter), une infirmière, vient le masser régulièrement. Il reçoit aussi son amie Lisa Fremont (Grace Kelly), une jeune femme riche qui souhaite l’épouser. Une nuit, Jeff remarque les allées et venues de son voisin d’en face, Lars Thorwald (Raymond Burr), un représentant de commerce qui se querelle sans cesse avec sa femme malade. Le lendemain, Jeff voit Thorwald nettoyer des couteaux et laver les murs de son appartement. Son épouse n’est plus là. Jeff le soupçonne de l’avoir tuée. Il en parle à Lisa, à Stella et à Doyle (Wendell Correy), un compagnon de guerre devenu policier, puis il continue d’épier Thorwald. Lisa et Stella l’aident à rechercher les preuves de la culpabilité du voisin. Lisa s’introduit même dans son appartement et s’y fait surprendre par Thorwald. Jeff appelle la police pour lui sauver la vie, mais Thorwald l’a repéré de l’autre côté de la cour et attend le moment où Jeff se trouve seul pour venir le surprendre chez lui. Le reporter ne peut se défendre qu’en aveuglant l’assassin avec le flash de son appareil photo. Thorwald le défenestre avant d’être maîtrisé par la police. Jeff s’en tire avec les deux jambes dans le plâtre. Adapté d’une nouvelle de William Irish écrite sous le pseudonyme de Cornell Woolrich, Rear Window (1942), Fenêtre sur cour est le premier des quatre films d’Alfred Hitchcock écrits par John Michael Hayes. Pour le réaliser, Hitchcock a fait construire un décor unique : une cour avec trente et un appartements reconstitués, dont douze entièrement meublés. Ce dispositif lui permet d’exercer un contrôle absolu sur chaque détail et d’élaborer une extraordinaire stylisation du quotidien. Hitchcock est alors au sommet de son art et Fenêtre sur cour est une réussite artistique et technique sans failles. C’est aussi un suspense d’une rare efficacité, sans doute parce que l’immobilisation sur son fauteuil du héros — provisoirement réduit à l’impuissance physique —, offre au spectateur la possibilité de s’identifier complètement à lui. Comme souvent chez Hitchcock — dont c’est la deuxième collaboration avec Grace Kelly et James Stewart —, Fenêtre sur cour raconte la formation d’un couple confronté à une situation insolite et dangereuse régie par un secret. Ici, seule la femme agit tandis que l’homme observe mais c’est leur action commune qui fait éclater la vérité. L’ironie d’Hitchcock veut que la destruction d’un couple par homicide soit le facteur qui précisément contribue à la naissance d’un nouveau couple. Tout passe par la passion et la peur, et l’humour n’est présent que pour mieux faire place à l’angoisse. En guise de signature, Alfred Hitchcock apparaît dans le film en réparateur d’horloges dans l’un des appartements situés dans la cour.
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