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Résultats avec Windows Live® Search Homme qui tua Liberty Valance, l' [John Ford]Article
Homme qui tua Liberty Valance, l' [John Ford] (The Man Who Shot Liberty Valance), film américain en noir et blanc de John Ford, réalisé en 1961. Le sénateur Ransom Stoddart (James Stewart) et son épouse Hallie (Vera Miles) reviennent à Shinbone (Colorado), où Ransom est resté célèbre pour avoir tué le bandit Liberty Valance (Lee Marvin). Ils sont accueillis par l’ancien shérif (Andy Devine) et retrouvent le Noir Pompey (Woody Strode) auprès du cercueil de son maître Tom Doniphon (John Wayne). Lorsqu’un journaliste local demande au sénateur pour quelles raisons il rend hommage à cet inconnu, Ramson accepte de raconter son histoire : des années auparavant, il est arrivé à Shinbone pour y exercer la profession d’avocat, mais sa diligence a été attaquée par Liberty Valance, un bandit à la solde de gros propriétaires terriens de la région, et Ransom est roué de coups par Valance pour avoir protesté. Recueilli par Doniphon, Ransom est d’abord plongeur au restaurant tenu par les parents d’Hallie, un couple d’émigrants suédois, puis commence à enseigner la lecture et l’écriture aux enfants du village ainsi qu’à quelques adultes dont Hallie et Pompey. Le vieux journaliste Dutton Peabody (Edmund O’Brien) se prend d’amitié pour Ransom, mais Tom Doniphon se montre plus distant, surtout après s’être rendu compte que Hallie, sa fiancée, est attirée par le jeune avocat. Lors d’une réunion politique visant à élire un délégué pour défendre les intérêts des habitants de Shinbone contre les menées des gros propriétaires, Ransom est élu par la population enthousiaste. Valance tente d’intimider les participants et de se faire lui-même élire, mais il est chassé par Doniphon. Néanmoins, il provoque Ransom en duel le soir-même. Le soir venu, Valance et ses hommes saccagent les bureaux du journal local et rossent Dutton Peabody qui vient d’écrire un article accusant Valance de meurtre. Le duel a enfin lieu. Ransom est blessé au bras, mais il parvient à tuer Valance. Alors que Hallie est en train de soigner Ransom, Doniphon entre dans la pièce et comprend que Hallie est désormais amoureuse de Ransom. Terriblement affecté, Doniphon va se saouler au saloon, puis rentre chez lui et met le feu à sa maison qu’il venait de faire agrandir en prévision de son mariage avec Hallie. Ransom, devenu célèbre dans toute la contrée pour avoir tué Liberty Valance, est plébiscité pour représenter la région à Washington, mais il hésite à entamer une carrière politique fondée sur le meurtre d’un homme. Doniphon vient alors le trouver et lui révèle que c’est lui-même, posté en embuscade, qui a tiré la balle fatale à Valance. Ransom accepte alors les responsabilités que lui confie le peuple. À la fin du récit du sénateur Stoddart, le journaliste déclare qu’il ne publiera pas cette vérité, car « quand la légende est plus belle que la vérité, on imprime la légende ». Ce western picaresque et tonique est aussi une réflexion sur la fondation de l’Amérique moderne. L’Ouest n’est plus ici la terre promise des premiers films de Ford mais un espace en mutation où les valeurs traditionnelles représentées par le personnage de Tom Doniphon cèdent le pas à une ambition civilisatrice et politique venue des grandes villes, représentée par Ransom Stoddart. C’est sur cette opposition que repose toute la dynamique du récit, qui s’achève inéluctablement sur la disparition de Doniphon dont le code moral et le style de vie sont désormais anachroniques. Si Ford décrit à travers ce film la nécessité d’une évolution des mœurs, sa sympathie va néanmoins aussi à Doniphon, dont le récit souligne la force, la noblesse bourrue et la grandeur d’âme. Comme il donne également à penser que si l’Ouest légendaire avait ses fléaux, incarnés dans le film par le brutal et tyrannique Valance, il serait naïf de croire que la civilisation et la démocratie n’ont pas elles aussi leurs tares, d’une nature plus subtile, en l’espèce de la manipulation et des passions politiques. L’Homme qui tua Liberty Valance est souvent salué et considéré non seulement comme une œuvre majeure mais aussi comme une synthèse des recherches d’un grand maître du cinéma, dont le talent n’a d’égal que la profonde intelligence des rapports humains.
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