Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant J'ai le droit de vivre [Fritz Lang] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur J'ai le droit de vivre [Fritz Lang]

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

J'ai le droit de vivre [Fritz Lang]

Article
Médias
Fritz LangFritz Lang

J'ai le droit de vivre [Fritz Lang] (You Only Live Once), film américain en noir et blanc de Fritz Lang, réalisé en 1937.

Eddie Taylor (Henry Fonda) quitte la prison avec l’intention de ne plus agir au mépris des lois. Il épouse Joan Graham (Sylvia Sidney), la secrétaire de l’avocat Stephen Whitney (Barton MacLane) et devient camionneur. Mais son casier judiciaire lui attire le mépris de son employeur. Il se dispute avec lui, perd son travail et recommence à fréquenter les truands. L’un d’eux lui vole son chapeau et l’abandonne sur les lieux d’un hold-up, avant de périr dans un accident. La police accuse alors Eddie Taylor d’être l’auteur du vol. Arrêté, il est condamné à mort. La veille de son exécution, avec la complicité d’un prisonnier, il parvient à s’emparer d’une arme dans la prison, à l’instant même où la vérité de son innocence éclate. Refusant d’écouter le prêtre (William Gargan) qui lui apporte la bonne nouvelle, il le tue et s’échappe. Whitney et Bonnie (Jean Dixon), la sœur de Joan, aident le couple à fuir la justice. Une errance à travers le pays commence pour eux. Un enfant naît. Joan le confie à sa sœur et repart avec Eddie. Leurs têtes sont mises à prix. Un pompiste les dénonce. Ils sont tous deux abattus par la police.

Deuxième film hollywoodien de Fritz Lang, J’ai le droit de vivre est le volet central d’une trilogie sociale consacrée à la critique du système judiciaire américain, entre Furie (Fury, 1936) et Casier Judiciaire (You and Me, 1938). L’idée du destin et de la fatalité y règne au prix d’un pessimisme très noir dans une mise en scène extrêmement rigoureuse. Si Fritz Lang y parle toujours de la suprématie de l’amour, ce n’est plus de l’amour plus fort que la mort dont il est ici question mais de l’amour plus fort que la loi. Sa franche sympathie pour le couple en fuite lui permet de réaliser des scènes d’une infinie tendresse qui contrastent avec des moments d’une rare dureté. Film d’un grand désenchantement, J’ai le droit de vivre est une œuvre protestataire aux qualités stylistiques remarquables.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft