Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Shadows [John Cassavetes]Article
Shadows [John Cassavetes], film américain en noir et blanc de John Cassavetes, réalisé en 1959. Un frère et une sœur métis, Ben (Ben Carruthers) et Lelia (Lelia Goldoni) ressemblent à des Blancs, alors que leur frère aîné Hugh (Hugh Hurd) a la peau noire. Ben est un révolté. Il aspire à jouer de la trompette dans un orchestre de jazz, mais il erre dans New York, court les filles et boit en compagnie de ses deux amis blancs : Dennis (Dennis Sallas) et Tom (Tom Allen). De son côté, Hugh tente de poursuivre une carrière de chanteur mais ne parvient qu’à s’exhiber dans des cabarets de seconde zone, grâce à l’amitié de son agent Rupert (Rupert Crosse). Quant à Leila, qui veut devenir écrivain, elle est l’objet de la sollicitude amoureuse de David (David Pokitillow). Celui-ci l’emmène dans des soirées d’intellectuels du Village, où elle rencontre Tony (Anthony Ray), en tombe amoureuse et se donne à lui. Tony insiste pour la raccompagner chez elle et découvre sa négritude. Tony est choqué et réagit très mal : à la grande colère de Hugh. Désespérée, Leila refuse de revoir Tony et accepte de sortir avec Davey (Davey Jones), un chanteur noir. Tony cherche en vain à reconquérir Leila. Hugh continue ses tournées minables. Ben et ses copains sortent dans la ville et se font rosser par des hommes jaloux, dont ils ont abordé les petites amies. Premier film réalisé en toute liberté par l’acteur John Cassavetes, Shadows marque la naissance du cinéma indépendant américain. Tourné en 16 millimètres et écrit à partir d’une improvisation des élèves du cours de comédie de Cassavetes, Shadows explore avec audace les possibilités du théâtre d’avant-garde, du Cinéma Vérité et du jazz moderne, tout en inventant une fiction qui capte et diffuse une extraordinaire énergie. Avec un regard d’entomologiste, John Cassavetes filme ici les détours d’une histoire qui a toutes les apparences d’une histoire improvisée et semble se dérouler en temps réel. La caméra traque la moindre réaction des acteurs, le montage démultiplie l’expression des sentiments comme un jeu de miroirs. La musique de Charles Mingus souligne la violence physique et l’abattement moral des personnages. Avec ses méthodes de travail originales, John Cassavetes dresse un portrait social réaliste et très convaincant d’un microcosme new-yorkais à la fin des années cinquante.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |