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Résultats avec Windows Live® Search Fisher, TerenceArticle
Fisher, Terence (1904-1980), cinéaste britannique. Né à Londres, Terence Fisher fait des études dans le Sussex avant de suivre deux ans d’apprentissage sur le navire école H.M.S Conway, puis travaille comme second maître dans la Marine marchande britannique. En 1926, il revient à Londres et exerce divers métiers, dont celui d’assistant étalagiste d’un magasin de tissus. Il entre dans le cinéma comme clapman en 1933, s’oriente vers l’assistanat, devient chef monteur de 1936 à 1947, puis commence sa carrière de réalisateur en signant deux films courts : Colonel Bogey (1947) et To the Public Danger (1947). Ses premiers films illustrent tous les genres : le mélodrame avec A Song for Tomorrow (1948), le Mystère du camp 27 (Portrait from Life, 1948), Égarement (The Astonished Heart, 1949), le film de mystère avec Si Paris l’avait su (So Long at Fair, 1949) et le film policier avec Home to Danger (1950). En 1951, il entre à la Hammer où il fait le reste de sa carrière, tournant des films de natures diverses : film d’aventures avec Wings of Danger (1951), Distant Trumpet (1951) ; films policiers avec The Last Page (1951), Mantrap (1952), Blood Orange (1953), Face the Music (1953), Murder by Proxy (1953), The Stranger Came Home (1954), Final Appointment (1954), The Flaw (1954), Stolen Assigment (1955), The Last Man to Hang ? (1955), Kill me Tomorrow (1956) ; films de science-fiction avec Spaceways (1952), le Triangle à quatre côtés (The Four Sized Triangle, 1952) et films fantastiques avec Stolen Face (1951). En 1956, son succès commence avec l’exploitation des grands thèmes du fantastique, où il peut déployer son talent de coloriste et explorer avec intelligence une thématique fondée sur la lutte du bien et du mal. Il débute dans cette veine avec Frankenstein s’est échappé (The Curse of Frankenstein, 1956) qui porte aussitôt les comédiens Peter Cushing et Christopher Lee au rang de vedettes internationales, et reprend le personnage créé par Mary Shelley pour la Revanche de Frankenstein (The Revenge of Frankenstein, 1957), Frankenstein créa la Femme (Frankenstein created the Woman, 1966), le Retour de Frankenstein (Frankenstein must be Destroyed, 1969) et Frankenstein et le Monstre de l’enfer (Frankenstein and the Monster from Hell, 1972). Il redonne aussi sa popularité au prince des vampires avec le Cauchemar de Dracula (Horror of Dracula, 1958), les Maîtresses de Dracula (The Brides of Dracula, 1960) et Dracula, Prince des ténèbres (Dracula-Prince of Darkness, 1965). On lui doit également les Deux Visages du docteur Jekyll (The Two Faces of Dr Jekyll, 1959) — où Hyde est un bel homme — la Malédiction des Pharaons (The Mummy, 1959), deux aventures de Sherlock Holmes : le Chien des Baskerville (The Hound of Baskerville, 1958) et Sherlock Holmes et le collier de la mort (Sherlock Holmes und das Halsband des Todes, 1962), une version du Fantôme de l’opéra (The Phantom of the Opera, 1961), du loup-garou, la Nuit du loup-garou (The Curse of the Werewolf, 1960) et de la Gorgone, la Gorgone (The Gorgon, 1963). Il réalise d’autres films d’horreur : The Man who could cheat Death (1958), The Horror of it all (1963), ou de science fiction : The Earth Dies Screaming (1964), l’Île de la terreur (Island of Terror, 1965) et la Nuit de la grande chaleur (Night of the Big Heat, 1967), ainsi qu’un Robin des bois : le Serment de Robin des bois (Sword of Sherwood Forest, 1960). Il réalise également un curieux film anticolonialiste sur les Thugs, les Étrangleurs de Bombay (The Stranglers of Bombay, 1959). Son chef-d’œuvre est sans doute l’adaptation du roman de Denis Wheatley : les Vierges de Satan (The Devil Rides out, 1967), une magnifique incursion dans le satanisme qui s’est pas sans évoquer Louis Feuillade. Terence Fisher est un jalon essentiel dans l’évolution du cinéma fantastique. Si les films de sa première période sont souvent académiques et parfois décevants, c’est en abordant de front les mythologies populaires qu’il s’est imposé comme un maître du cinéma. Savants fous, détectives du bizarre, vampires, maîtres de l’occultisme et monstres divers hantent son œuvre, mais son travail est moins fondé sur la volonté de faire peur au public que sur celle de se livrer à une étude quasi métaphysique de la peur et de sa connotation sensuelle. Longtemps considérée comme mineure, son œuvre est aujourd’hui reconnue comme essentielle, du moins à partir de Frankenstein s’est échappé (The Curse of Frankenstein, 1956).
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