Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Allemagne année zéro [Roberto Rossellini] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Allemagne année zéro [Roberto Rossellini] |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Allemagne année zéro [Roberto Rossellini]Article
Allemagne année zéro [Roberto Rossellini] (Germania anno zero / Deutschland im Jahre Null), film italo-allemand en noir et blanc de Roberto Rossellini, réalisé en 1947. Dans Berlin en ruines, en 1947, l'enfant Edmund Koeler (Edmund Meschke) cherche n'importe quel travail pour pouvoir aider sa famille, son père (Ernst Pittschau) est malade, son frère Karl-Heinz (Franz Krüger) se cache dans leur appartement parce qu'il est un ancien soldat de la Wehrmacht et sa sœur Eva (Ingetraud Hintze) tente d'obtenir des cadeaux en fréquentant les bars de nuit, mais elle résiste à la prostitution. Edmund rencontre alors son ancien maître d'école (Erich Gühne), un nazi qui vit avec un riche pédophile. Il utilise alors l'enfant pour vendre le disque d'un discours de Hitler à des soldats américains, puis il le présente à une bande d'adolescents dépravés qui se livrent à la délinquance et à la prostitution. Edmund rentre plus tard chez lui. Il entend son père regretter de ne pas mourir et se reprocher d'être une charge pour la famille. Edmund lui donne du thé empoisonné. Le père décède. Edmund comprend soudain l'horreur de son acte et se suicide en se jetant du haut d'un immeuble en ruines. Dernier volet de la trilogie de Roberto Rossellini consacrée à la Seconde Guerre mondiale et commencée avec Rome, ville ouverte (Roma Città Aperta, 1945) et Païsa (1946), Allemagne année zéro est son film le plus bouleversant et le plus terrible, puisqu'il s'achève sur le suicide d'un enfant. En décrivant la réalité atroce de Berlin à cette époque, Roberto Rossellini s’abstient de toute illusion humaniste, faisant d’Allemagne année zéro un grand film cruel et pessimiste. L'enfant y subit toutes les oppressions et les prostitutions ; son initiation au vice, au crime et au monde des adultes est un calvaire sans autre issue que la mort. Le choix de cette mise à nu tragique repose sur un constat social et moral véridique des conséquences de la guerre, mais aussi de la lâcheté des adultes, de la persistance des idées nazies après la défaite allemande et de l’engrenage destructeur qui en découle. Dénué de toute complaisance, réalisé avec une sobriété sans froideur, Allemagne année zéro démontre que les assassins sont encore pour longtemps parmi nous ; et peut-être aussi en nous.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |