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  • AMARCORD

    Amarcord, chef d'oeuvre de Federico Fellini (1973) ... Bruno Zanin .... Titta Pupella Maggio .... Miranda,la mère de Titta Armando Brancia

  • Amarcord - Wikipédia

    Amarcord est un film franco - italien de Federico Fellini réalisé en 1973 . ...

  • Ciné-club : Amarcord de Federico Fellini

    huit et demi de fellini analyse et critique du film de Federico Fellini. Rimini, un bourg italien près de la mer dans les années 30 à l'heure du fascisme triomphant.

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Amarcord [Federico Fellini]

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Federico FelliniFederico Fellini

Amarcord [Federico Fellini], film italien en couleurs de Federico Fellini, réalisé en 1973.

Pour les villageois d’une petite bourgade de l’Italie fasciste des années trente, engoncée dans l’ennui, la médiocrité et la bigoterie, l’arrivée du printemps constitue un événement considérable. Aussi tout le village s’apprête, dans un gigantesque feu de joie célébré sur la place, à enterrer l’hiver et à fêter la renaissance du printemps. Tour à tour prennent la parole un vieil avocat (Luigi Rossi), féru d’histoire et de culture locales, le marchand ambulant Biscein (Gennaro Ombra), alcoolique et affabulateur de talent qui prétend avoir possédé en une seule nuit les vingt-huit femmes du harem d’un émir, de passage au Grand Hôtel, puis l’adolescent Titta (Bruno Zannin), potache turbulent dévoré par ses visions libidineuses et que bouleverse l’opulence mammaire de la buraliste (Maria Antonietta Beluzzi), les convulsions lubriques de la Volpina (Josiane Tanzilli), une sauvageonne à moitié folle, et surtout les déhanchements voluptueux de l’égérie du bourg, la Gradisca (Magali Noël). Dans ce climat d’inhibition et de frustration, le cours morne de l’existence épouse le rythme des saisons, bousculé, de temps à autre, par une course automobile, une visite (au pas de course) de dignitaires fascistes ou le passage furtif, au loin sur la mer, d’un symbole du régime de Mussolini, le paquebot Rex, illuminé de ses mille feux.

Amarcord, qui signifie en dialecte romagnol « je me souviens » prolonge explicitement les thèmes abordés dans les Vitelloni (I Vitelloni, 1953), le troisième film de Federico Fellini. Mais là où le cinéaste cultivait la chronique d’inspiration néoréaliste, il s’abreuve ici aux sources vagabondes d’une imagination baroque. Avec la complicité poétique du scénariste Tonino Guerra, il a cherché à capturer l’essence de la province au temps de son adolescence et du fascisme, au travers d’un film à la plastique envoûtante et d’une galerie de personnages hauts en couleur, tantôt grotesques et pathétiques, tantôt cocasses et touchants. Affranchi des contraintes narratives d’un récit linéaire et parfaitement indifférent à l’anecdote historique, Amarcord brasse une matière sonore et visuelle très riche, dessine les atmosphères et les sentiments, les obsessions et les fantasmes, accordés avec les mouvements profonds de l’imagination de Fellini.

Mariant l’exactitude de l’observation à l’onirisme le plus échevelé, le film progresse paresseusement, rythmé par une mise en scène véritablement musicale où les motifs se répètent, se transforment et s’entrecroisent dans une harmonie sereine, teintée de nostalgie. Comme un écho à la partition de Nino Rota, les dialogues, émaillés d’onomatopées scatologiques, de bruits organiques, de comptines ou de déclamations, participent à cette dimension musicale du film. Mais sous ses motifs carnavalesques, le film donne également à voir un portrait du fascisme qui, sous l’œil du cinéaste, se confond avec l’âme de cette bourgade et un certain âge de la vie, l’adolescence. Parallèlement à la vie de village repliée sur elle-même, frileuse et rabougrie, où tout un chacun est avide d’espoirs fallacieux et de sublimités grandiloquentes et un brin « tartignolles », sont mis en regard les désirs velléitaires de jeunes pubères immatures, paralysés par les interdits religieux et dévorés par leurs pulsions insatisfaites.

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