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Résultats avec Windows Live® Search Cendres et Diamants [Andrzej Wajda]Article
Cendres et Diamants [Andrzej Wajda] (Popiol i Diament), film polonais en noir et blanc d’Andrzej Wajda, réalisé en 1958. Aux jours de la Libération, dans une petite ville de province en Pologne, deux membre de l'AK (organisation de résistance de droite), Macka (Zbigniew Cybulski) et Andrzej (Adam Pawlikowski), renseignés par l'informateur Drewowski (Bogumil Kobiela), tentent d’éliminer un éminent communiste mais se trompent de cible. L'homme à abattre, Szczucka (Waclaw Zastrzezynski), réalise qu’on en veut à sa vie mais il n'annule pas son programme. Macka et Andrzej se rendent alors dans une auberge où Drewowski organise un banquet pour le Parti communiste et s'aperçoivent que Szczucka y est invité. Macka prend une chambre à côté de celle de Szczucka, va boire au bar et séduit Krystyna (Ewa Krzyzewka), la jolie serveuse. Pendant qu'il fait l'amour avec elle, Drewowski, ivre mort, chahute le banquet. Mais Andrzej vient rappeler sa mission à Macka. Ce dernier hésite. Il veut tout quitter pour partir avec Ewa. Mais il abat finalement Szczucka, puis se rend à la gare. Il se fait alors tuer par des partisans communistes, au moment même où la guerre s’achève. Troisième volet de la trilogie de guerre d’Andrzej Wajda, Cendres et Diamant succède à Une fille a parlé (Pokolenie, 1954) et à Ils aimaient la vie (Kanal, 1957). Au moment de sa sortie, ce film est audacieux car il traite directement de l’anticommuniste AK, ou « Armée intérieure », un sujet encore délicat dans la Pologne de Gomulka. Le film consacre Wajda chef de file du nouveau cinéma polonais et rend l'acteur Zbigniew Cybulski internationalement célèbre. Cendres et Diamant est adapté du roman la Cendre et le diamant (1946) de Jerzy Andrzejewski, que Wajda utilise ici comme support pour décrire métaphoriquement la situation de son pays au sortir du stalinisme, après la publication du rapport Khrouchtchev. Cette intention peut être lue « entre les lignes » dans le costume de Zbigniew Cybulski, vêtu à la mode de la fin des années cinquante et portant des verres fumés à la manière des jeunes occidentaux. Comme souvent chez Wajda, le film possède un caractère ambigu qui en fait tout l’intérêt, explorant avec passion les aspirations existentielles d’un militant de droite tout en cautionnant l’appareil communiste. De même, sur le plan esthétique, la mise en scène fait alterner des moments réellement poétiques avec des passages « baroques » moins heureux. Mais cette œuvre plus sentimentale et écartelée que racoleuse, plus formaliste et maniériste que dogmatique, a le mérite d’avoir bousculé les conventions du cinéma réaliste socialiste et d’avoir évoqué avec une impudeur salutaire les plaies historiques du peuple polonais.
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