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Résultats avec Windows Live® Search La vie est belle [Frank Capra]Article
La vie est belle [Frank Capra] (It’s A Wonderful Life), film américain en noir et blanc de Frank Capra, réalisé en 1946. À minuit précis, en cette nuit de Noël de l’année 1945, le meilleur citoyen de Bedford Falls, George Bailey (James Stewart), est prêt à se suicider. Ému par son sort, Dieu dépêche auprès de lui l’ange de seconde classe Clarence (Henry Travers). À Bailey désespéré qui souhaite n’être jamais né, Clarence dévoile le monde tel qu’il serait sans lui. Bouleversé par cette expérience brutale d’un monde où il ne serait jamais né, George Bailey réclame à cor et à cri son ancienne vie : il reconnaît qu’elle vaut la peine d’être vécue. Dans Hollywood Story (The Name Above the Title, 1971, traduction française 1976), son autobiographie, Frank Capra déclare que La vie est belle « était l’histoire [qu’il] avait cherchée toute [sa] vie » et « le meilleur film qu’ [il ait] jamais fait ». De fait, le réalisateur de l’Extravagant M. Deeds (Mr. Deeds Goes To Town, 1936) concentre et transfigure ici tous les éléments de sa mythologie personnelle : le sacrifice de soi, la famille et le bonheur vrai d’une vie simple dans une petite ville, pour n’en citer que quelques-uns. La comédie, le fantastique et le mélodrame marient sans heurts leurs tonalités respectives pour asséner avec un aplomb mathématique la nécessité « existentialiste » de la solidarité humaine : jamais happy end hollywoodien n’aura semblé plus nécessaire que celui qui clôt La vie est belle. Et cette apologie du crédit social, de l’engagement et de la bonté ne verse jamais dans le sentimentalisme dont une certaine critique a trop souvent taxé Frank Capra : car, si l’on veut bien y prêter vraiment attention, La vie est belle est un film d’une rare noirceur, une véritable « tragédie optimiste », où l’on prend définitivement conscience que le fameux optimisme de Frank Capra n’est jamais donné, mais toujours conquis de haute lutte face à d’insurmontables obstacles. Il est vrai que le cinéaste bénéficie ici d’un porte-parole incomparable en la personne de James Stewart dont la crédibilité et le naturel emportent définitivement toute réticence. S’il a été accueilli par une critique divisée et un public réticent, pour qui Frank Capra n’est plus un cinéaste au goût du jour en ce lendemain amer de Seconde Guerre mondiale, le film est devenu, via sa diffusion télévisée chaque année pendant la semaine de Noël, un film « culte », maintenant révéré par des millions d’Américains.
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