Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Ronde, la [Max Ophuls]

Résultats avec Windows Live® Search

  • La Table Ronde

    Authentique taverne Bretonne en plein c ur de Marseille. Nous sommes ouverts depuis Janvier 2000. Nous travaillons exclusivement avec des artisans bretons. Ainsi, vous pourrez ...

  • La Ronde des Confitures - Click pour entrer !

    Vente de produits regionaux : foie gras, terrines, confitures, chocolats, vins, condiments et de coffrets pour entreprise.

  • La ronde des géants

    Le calendrier des géants 2008 est disponible par courrier adressé au 16 route d'Oost-Cappel - 59122 KILLEM, contre 4 timbres 20g en précisant l'adresse du destinataire.

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Ronde, la [Max Ophuls]

Article

Ronde, la [Max Ophuls], film français en noir et blanc de Max Ophuls, réalisé en 1950.

Un meneur de jeu (Anton Walbrook) nous emmène devant un manège de chevaux de bois installé sur une place de Vienne en 1900. Il nous entraîne ensuite dans une ronde d'amour avec les personnages qu'il choisit : la prostituée (Simone Signoret) qui s'offre pour rien au soldat (Serge Reggiani) qui séduit plus tard la femme de chambre (Simone Simon) qui se donne ensuite au jeune fils de ses patrons (Daniel Gélin) qui couche bientôt avec une femme mariée (Danielle Darrieux), dont le mari (Fernand Gravey) s'éprend d'une grisette (Odette Joyeux) qui lui préfère un poète (Jean-Louis Barrault) qui est l'amant régulier d’une comédienne (Isa Miranda) qui séduit le comte (Gérard Philipe) qui s'éveille à l'aube dans les bras de la prostituée, puis croise le soldat devant le meneur de jeu impassible.

Adapté de la pièce éponyme d'Arthur Schnitzler et bénéficiant de prestations des plus grandes vedettes du cinéma français de l'époque, la Ronde appartient à la tradition des films à sketches, mais Max Ophuls renouvelle ce genre par le choix d'une structure quasi abstraite très ambitieuse, notamment par le rôle polymorphe donné au meneur de jeu.

Avec ses décors de théâtre, ses allusions aux lois du spectacle, à la censure et aux péripéties du hasard que le meneur de jeu élude avec désinvolture, cette œuvre relève autant de l’expérience esthétique que d’une étude morale de l’amour et des hypocrisies, des faiblesses et des lâchetés du genre humain face au sexe et aux sentiments.

Derrière le pétillant jeu de masques et le carrousel des sensations, la Ronde dresse un constat presque amer de l’éternelle comédie du plaisir, mise en scène à grand renfort de mensonges. Du soldat qui ne fait pas de sentiments à la prostituée qui recherche un peu de tendresse, de la femme de chambre et de la grisette qui veulent croire en l'amour, et qui ne peuvent résister à l'ivresse sensuelle, à la femme mariée et à son mari, qui cherchent les émotions susceptibles de ranimer leur sexualité avec quelqu'un de plus jeune qu'eux, du cabotin poète à la comédienne, qui protègent leur égoïsme, au comte qui trouve sa vérité en traversant le miroir de sa classe sociale avec une prostituée, tous entrent dans un même tourbillon sexuel, où les sentiments disparaissent d'un partenaire à l'autre, et où le seul couple qui ne fait pas l'amour est celui des époux légitimes.

À sa sortie, le film est condamné pour son immoralité par plusieurs associations bien pensantes, mais rencontre néanmoins un grand succès public.

Roger Vadim en a réalisé un remake, la Ronde (1964), et plus récemment, le réalisateur français Nicolas Boukhrief en a donné une version moderne avec le Plaisir et ses petits tracas (1998).

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft