Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Voyage en Italie [Roberto Rossellini] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Voyage en Italie [Roberto Rossellini]

Résultats avec Windows Live® Search

  • L'Italie

    Voyage en Italie : villes et régions, sites touristiques, culture, hotels. Bienvenue en Italie Une invitation au voyage "Nous sommes tous des ...

  • Italie – Vacances en Italie, le guide de voyage

    Italie : itinéraires, culture, villes, musées.... Un guide de voyage complet de L'Internaute Magazine

  • Voyage Italie

    8J/7N - CAMPING CLUB DEL SOLE Rimini - Rimini - Séjour En Camping Sans Transport - 7 Jours: A partir de 110 € 8J/7N - CAMPING CA SAVIO Paris - Venise - Séjour En Camping Sans ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Voyage en Italie [Roberto Rossellini]

Article
Médias
Roberto RosselliniRoberto Rossellini

Voyage en Italie [Roberto Rossellini] (Viaggio in Italia), film italien en noir et blanc de Roberto Rossellini, réalisé en 1953.

Alexander (George Sanders) et Katherine Joyce (Ingrid Bergman), un couple de riches Anglais va à Naples pour y régler un problème de succession. Leurs rapports ne sont pas très chaleureux. Alexander cache ses sentiments, s'ennuie, flirte vaguement avec une jeune femme trop seule, Marie Rastelli (Maria Mauban) et manque même de tromper Katherine avec une prostituée (Anna Proclemer). De son côté, Katherine pense à un de ses anciens soupirants, un poète aujourd'hui mort, qui a fait la guerre dans la région où elle se trouve à présent. En une sorte de pèlerinage, elle se rend dans les musées, au milieu des ruines et au fond des catacombes qu'il a autrefois visités. Au cours de ses trajets d'un lieu à l'autre, elle est fascinée par les enfants et les femmes enceintes qu’elle rencontre. La rupture entre elle et Alexander se précise. Alors que le couple vient de décider de divorcer, il se rend à Pompéï pour assister à l'exhumation d'un couple enlacé, mort sous la lave du Vésuve. Bouleversée par ce spectacle, Katherine se fait raccompagner par Alexander. En chemin, leur voiture est arrêtée par une procession religieuse en l'honneur de la Vierge. C'est alors qu'une sorte de miracle se produit. Emportée par le flot de la foule en liesse, Katherine est séparée d’Alexander. Celui-ci finit par la retrouver et la prend dans ses bras. Le couple est à nouveau uni.

Réalisé avec une simplicité admirable, Voyage en Italie oscille sans cesse entre le documentaire et la fiction, sans toutefois briser la linéarité dramatique du récit. Ce procédé permet à Roberto Rossellini d'atteindre un haut niveau de vérité, tant sur le plan des comportements sociaux de ses personnages qu’en ce qui concerne leurs motivations amoureuses, morales ou psychologiques.

Malgré son apparence lisse, presque limitée au reflet du banal, Voyage en Italie est une œuvre grave et métaphysique, profondément imprégnée d’une double thématique de la naissance (gosses des rues de Naples, bébés dans les poussettes, femmes enceintes) et de la mort (l'ami défunt de Katherine, un corbillard qui passe devant la voiture, les rangées de crânes dans les catacombes et, au final, le couple enlacé sous la cendre), comme pour bien montrer que toute destinée humaine est éphémère et inéluctablement circonscrite entre ces deux pôles.

Film sur une crise, comme toutes les œuvres de Rossellini, cette crise pouvant être politique, mentale, sociale ou amoureuse, Voyage en Italie illumine le cinéma italien de l'époque par son invention plastique d'une impeccable sobriété. Ingrid Bergman y est parfaite aux côtés d'un George Sanders toujours aussi brillant.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft