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Auteuil, Daniel

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Daniel AuteuilDaniel Auteuil
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Présentation

Auteuil, Daniel (1950- ), acteur de télévision, de théâtre et de cinéma français.

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L’avènement d’un acteur complet

Né à Alger, fils d’un chanteur d’opéra, Daniel Auteuil est très tôt fasciné par le théâtre. Il participe dès 1967 à quelques opérettes avant de s’inscrire au cours d’art dramatique Florent à Paris. Après des débuts au Théâtre national populaire (TNP), il chante et danse deux années durant dans le spectacle américain Gospel.

Daniel Auteuil débute au cinéma sous la direction de Gérard Pirès, dans l’Agression (1975). Il mène dès lors une double carrière théâtrale et cinématographique. Au cinéma, les réalisateurs de comédie l’apprécient particulièrement, tant Claude Zidi (Bête mais discipliné en 1979, les Sous-doués en 1980 et les Sous-doués en vacances en 1981) qu’Édouard Molinaro (Pour cent briques, t’as plus rien en 1982, l’Amour en douce en 1984 et Palace en 1985). C’est toutefois dans des rôles dramatiques qu’il révèle la pleine mesure de son talent : le Paltoquet (1986) de Michel Deville et surtout dans le diptyque de Claude Berri, Jean de Florette (1986, qui lui vaut le césar du meilleur acteur) et Manon des sources (1987), aux côtés d’Yves Montand et Emmanuelle Béart.

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Une filmographie éclectique et prolifique

Fort de ces succès obtenus à la fin des années 1980, Daniel Auteuil devient l’un des acteurs privilégiés du cinéma français. Des metteurs en scène renommés s’intéressent à lui, à son jeu à la fois intérieur et passionné : Claude Sautet (Quelques jours avec moi en 1988 et Un cœur en hiver en 1992) et André Téchiné (Ma saison préférée en 1993 et les Voleurs en 1996) ; ces personnages tourmentés, parfois dépressifs, constituent une rupture dans la carrière de Daniel Auteuil. D’autres cinéastes lui restent fidèles, à l’image de Francis Girod (la Banquière en 1980, Lacenaire en 1990 et Passage à l’acte en 1996). Le festival de Cannes lui décerne le prix de la meilleure interprétation masculine (ex aequo avec son partenaire Pascal Duquenne) pour sa prestation dans le Huitième Jour (1996) du Belge Jaco Van Dormael.

Aux côtés de Carole Bouquet, Daniel Auteuil interprète une figure illustre de la Résistance, Raymond Aubrac, dans Lucie Aubrac (1997) de Claude Berri. Sous la direction de Michel Blanc, il incarne avec subtilité un écrivain français devenu gigolo à Londres dans Mauvaise passe (1999). Patrice Leconte lui confie pour sa part le rôle d’un lanceur de couteaux dont les certitudes déterminées par de multiples désillusions sont bouleversées par la rencontre d’une jeune fille au bord du suicide (Vanessa Paradis) ; cette composition dans la Fille sur le pont (1999) lui vaut un nouveau césar du meilleur acteur. Puis il est de nouveau choisi par Patrice Leconte pour interpréter le mari de Juliette Binoche dans la Veuve de Saint-Pierre (2000).

Daniel Auteuil connaît un nouveau succès populaire avec le Placard (2001) de Francis Veber, une comédie autour de l’homosexualité qui réunit également Gérard Depardieu et Thierry Lhermitte. Puis, fidèle à son parcours entre comédies et drames, il incarne Jean-Claude Romand, un homme enfermé dans une vie de mensonges jusqu’à la tragédie, inéluctable, dans l’Adversaire (2002) de Nicole Garcia. Il est ensuite à l’affiche de Après vous (2003) de Pierre Salvadori, 36, quai des Orfèvres (2004) d’Olivier Marchal, L’un reste, l’autre part (2005) de Claude Berri et de deux films sélectionnés pour l’édition 2005 du festival de Cannes, Peindre ou faire l’amour de Jean-Marie et Arnaud Larrieu, aux côtés de Sabine Azéma, et Caché de Michael Haneke, dans lequel il retrouve Juliette Binoche.

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