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Bonnaire, Sandrine

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Plan de l'article
1

Présentation

Bonnaire, Sandrine (1967- ), actrice de cinéma française.

2

Une rencontre déterminante : Maurice Pialat

Née à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Sandrine Bonnaire apparaît pour la première fois à l’écran dans la Boum 2 (1982) de Claude Pinoteau. Elle est ensuite choisie par Maurice Pialat pour tenir le rôle principal de À nos amours (1983) qui lui vaut, à 16 ans, le césar du meilleur espoir féminin ; campant une adolescente perturbée et rebelle, en proie à des difficultés familiales et existentielles, l’actrice y témoigne d’une exceptionnelle maturité dans son jeu. Elle tourne ensuite dans Police du même réalisateur (1984), puis dans Blanche et Marie de Jacques Renard (1985), et remporte le césar de la meilleure actrice pour un film d’Agnès Varda, Sans toit ni loi (1985).

Elle se construit alors une image d’actrice courageuse et exigeante, qui n’hésite pas à prendre en charge des rôles difficiles. On la voit chez Jacques Doillon dans la Puritaine (1986), chez André Téchiné dans les Innocents (1987) et à nouveau chez Maurice Pialat dans une adaptation à la fois sobre et dramatique du roman de Georges Bernanos, Sous le soleil de Satan (1987), aux côtés de Gérard Depardieu.

3

Une actrice exigeante et populaire

Sandrine Bonnaire travaille encore avec Claude Sautet pour Quelques jours avec moi (1988), Patrice Leconte pour Monsieur Hire (1989), Patricia Mazuy pour Peaux de vache (1989) et Luis Puenzo pour la Peste (1992). Ses apparitions se font ensuite plus rares, mais elle incarne néanmoins Jeanne d’Arc pour Jacques Rivette dans Jeanne la pucelle (1994) et retrouve ce réalisateur avec Secret Défense (1998).

Impressionnante par la qualité de son jeu dramatique dans la Cérémonie (1995) de Claude Chabrol, où elle interprète une meurtrière névrosée et analphabète, elle travaille à nouveau sous sa direction pour Au cœur du mensonge (1999). Dirigée par Yves Angelo dans Voleur de vie (1998), Sandrine Bonnaire tourne Est-Ouest de Régis Wargnier en 1999 : cette histoire d’amour décrite sur fond de dérives du régime stalinien lui offre l’occasion de partager l’affiche avec Catherine Deneuve.

Alternant les genres cinématographiques, elle interprète une comédie signée Philippe Loiret — Mademoiselle (2001) —, avec Jacques Gamblin. La même année, elle incarne dans C’est la vie de Jean-Pierre Améris une jeune femme travaillant bénévolement auprès de malades en phase terminale ; face à Jacques Dutronc, elle démontre sa capacité à retranscrire à l’écran toute la palette des sentiments humains, avec pertinence et sans excès.

À la faveur de rôles complexes et intenses, Sandrine Bonnaire s’est forgé une image d’actrice sombre et grave, parfois distante. Aussi à l’aise dans les tragédies que les comédies, elle dispose pourtant d’un talent multiforme. Elle figure aujourd’hui, à l’instar d’Isabelle Huppert dont le parcours est en partie similaire, parmi les actrices françaises les plus respectées de sa génération.

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