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chanson et cinémaArticle
Plan de l'article
En Italie, les acteurs chantent souvent pendant l’entre-deux-guerres, comme Isa Miranda dans la Signora di tutti (1934) de Max Ophüls. Mais au cours des années cinquante, le néoréalisme freine cette tendance que ni le peplum, ni la comédie italienne et ni le « western spaghetti » ne relancent.
À l’avènement du franquisme, le film musical s’installe en Espagne. Parmi les vedettes populaires du genre, on trouve l’enfant Joselito.
Dès l’arrivée du cinéma parlant, la chanson est limitée aux comédies musicales et cette tradition est longtemps respectée, jusqu’à l’irruption des Beatles dans Quatre Garçons dans le vent (A Hard Day’s Night, 1964) et Help (1965), tous deux mis en scène par Richard Lester. En revanche, Mike Jagger des Rolling Stones et David Bowie obtiennent surtout des rôles non chantant dans leurs films.
La chanson folklorique ou révolutionnaire a longtemps régné dans le cinéma des pays de l’Est. Mais la « nouvelle vague » des années soixante prend une autre direction. En Pologne, Jerzy Skolimowski fait entendre une chanson tirée d’un de ses poèmes dans la Barrière (Bariera, 1966). Milo Forman en Tchécoslovaquie et Miklos Jancso en Hongrie utilisent la chanson d’une manière plus personnelle que leurs aînés.
Hors la comédie musicale, on trouve des chansons dans des films américains de tous les genres, et toutes les stars ont un jour ou l’autre chanté comme Lauren Bacall, Jean Arthur, James Stewart, Lee Marvin et Clint Eastwood. Parallèlement, des chanteurs deviennent comédiens à part entière, comme Madonna, Dean Martin, Frank Sinatra, Harry Belafonte, Elvis Presley, Pat Boone, Tom Waits et Kriss Kristofferson. Certains ne font que passer le temps d’un rôle secondaire ou d’une ou deux chansons dans un film, tels Fabian, Frankie Avalon et Bob Dylan. La chanson est très présente dans le western. On l’entend dans les saloons avec Marilyn Monroe dans Rivière sans retour (River of no Return, 1954) d’Otto Preminger ou Marlène Dietrich dans l’Ange des maudits (Rancho Notorious, 1952) de Fritz Lang ; mais aussi dans la rue avec le troubadour de J’ai tué Jesse James (I Shoot Jesse James, 1949) de Samuel Fuller ; pendant la garde dans une prison avec Dean Martin, Ricky Nelson et Walter Brennan dans Rio Bravo (1959) de Howard Hawks, ou pendant le bivouac avec Jane Russel dans les Implacables (The Tall Men, 1955) de Raoul Walsh. Sans oublier les chansons irlandaises ou les chansons militaires exécutées par la cavalerie dans les œuvres de John Ford. Incalculables sont les berceuses chantées aux enfants par une star dans les mélodrames américains, les tristes chansons d’amour écoutées dans une boîte de nuit par les héros traqués des films noirs et les rengaines populaires chantées dans les bars des road-movies. Depuis les années soixante-dix, quelques films américains ont donné à la chanson une importance centrale, comme Nashville (1975) de Robert Altman, et Clint Eastwood a donné un chef-d’œuvre en tant qu’acteur, chanteur, réalisateur avec Honkytonk Man (1982), une biographie romancée du chanteur country Hank Williams. Des Blues Brothers (1980) de John Landis à Tout le monde dit I love You (Everybody Says I Love You, 1996) de Woody Allen, le cinéma américain continue à se servir de la chanson, puisant aussi dans le répertoire populaire pour soutenir l’action de films aussi puissants que Easy Rider (1969) de Dennis Hopper, American Graffiti (1973) de George Lucas, Mean Streets (1973) de Martin Scorsese, Apocalypse Now (1979) et Outsiders (1983) de Francis Ford Coppola ou Pulp Fiction (1994) de Quentin Tarantino.
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