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Résultats avec Windows Live® Search Clémenti, PierreArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les années de formation ; Du dandysme libertin à la contre-culture gauchiste ; L’expérience fiévreuse et hallucinatoire de l’underground
Clémenti, Pierre (1942-1999), comédien et réalisateur français, qui a incarné la modernité radicale et la contre-culture cinématographique issue des années soixante.
Né à Paris d’un père inconnu et d’une mère corse (dont il a adopté le patronyme), Pierre Clémenti est d'abord attiré par le théâtre. Il suit des cours d’art dramatique à l’école du Vieux-Colombier et se produit dans des spectacles d'avant-garde. Son élégance et sa beauté mystérieuse lui valent d’être vite remarqué par les cinéastes. Yves Allégret l'engage pour le Chien de pique (1960) et Michel Deville lui donne un petit rôle de tendre voyou dans Adorable menteuse (1961). Mais c'est avec Luchino Visconti qu'il débute vraiment dans le Guépard (Il Gattopardo, 1962). Il tourne peu par la suite, se limitant à Cent briques et des tuiles (1964) de Pierre Grimblat, Brigade antigang (1966) de Bernard Borderie, Un homme de trop (1967) de Costa-Gavras et Lamiel (1967) de Jean Aurel. En revanche, le théâtre l'accapare et il participe activement aux expériences scéniques de l’American Center de Marc'O, qui transpose d'ailleurs un de ses spectacles, les Idoles, au cinéma (1968).
Luis Buñuel l'engage pour Belle de jour (1968) et Michel Deville lui donne la vedette dans Benjamin ou les mémoires d’un puceau (1968). Pierre Clémenti devient célèbre, mais tourne ouvertement le dos au cinéma commercial et préfère s'impliquer dans des aventures âprement poétiques comme Partner (1968) et le Conformiste (il Conformista, 1970) de Bernardo Bertolucci, Roue de cendres (Wheel of Ashes, 1968) de Peter Emmanuel Goldman, le Lit de la vierge (1969) et la Cicatrice intérieure (1970) de Philippe Garrel, ou encore la Voix lactée (1969) de Luis Buñuel. On le voit également dans Porcherie (Porcile, 1969) de Pier Paolo Pasolini, Têtes coupées (Cabezas cortadas, 1970) de Glauber Rocha et la Pacifista (1971) de Miklos Jancso.
Arrêté en Italie en 1971 pour usage et détention de stupéfiants, il est incarcéré pendant dix-sept mois. À sa libération, il écrit un livre, Quelques messages personnels (1973) et continue de se partager entre la radio, le théâtre et le cinéma. Il participe à des films grand public comme l'Ironie du sort (1974) d’Édouard Molinaro, Canicule (1983) d’Yves Boisset ou Massacres (1995) de Jean-Claude Roy, mais aussi à des œuvres très expérimentales comme Sweet Movie (1975) de Dušan Makavejev, le Berceau de cristal (1976) de Philippe Garrel, Zoo Zéro (1977) d’Alain Fleisher et à des films d'auteur comme l'Affiche rouge (1976) et la Chanson de Roland (1978) de Frank Cassenti, les Apprentis sorciers (1977) d’Edgardo Cozarinsky, Cauchemar (1980) de Noël Simsolo, Pont du Nord (1980) de Jacques Rivette, Quartet (1981) de James Ivory, l'Amour des femmes (1981) de Michel Soutter, Hard to Be a God (1990) de l'Allemand Peter Fleishman, Présumé suspect (Ipoptos Politis, 1994) du Grec Stelios Pavlidis et le Bassin de John Wayne (A Bacia de John Wayne, 1998) du Portugais João Cesar Monteiro. Il a également réalisé plusieurs films expérimentaux, Visa de censure (1967), New Old (1978), À l'ombre de la canaille bleue (1988) et Soleil (1988), qui ont été présentés à la Cinémathèque française à Paris, en mai 2000, à l’occasion d’une rétrospective du cinéma d’avant-garde en France.
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