Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Constantine, Eddie

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Constantine, Eddie

Article

Constantine, Eddie (1917-1993), acteur et chanteur français d’origine américaine.

Né à Los Angeles, Edward Constantine, dit Eddie Constantine, est issu d’une famille d’émigrés russes. Il sillonne les États-Unis au gré des engagements et des déplacements de son père, baryton à l’opéra, et est très tôt contraint de gagner sa vie, son père ne pouvant subvenir aux besoins de toute la famille. Envoyé en Europe à l’âge de dix-neuf ans, il suit des cours de perfectionnement de chant à l’opéra de Vienne, puis revient aux États-Unis où il trouve un engagement à Hollywood, comme choriste dans les productions de la MGM. Outre une multitude de « petits boulots », il donne des cours de chant à l’actrice Joan Crawford et fait du doublage dans des comédies musicales. Il décroche alors un engagement comme choriste au Radio City Hall de New York. Il y rencontre en 1943 la ballerine Helene Musil, qu’il épouse en 1949. Cette même année, accompagnant son épouse en France (où elle se produit au sein des Ballets de Monte-Carlo), il chante dans des cabarets parisiens et fait la connaissance d’Édith Piaf, qui l’engage dans l’opérette la Petite Lily. Au cours d’une tournée en Égypte, il participe au tournage d’un film, les Contes du Caire (1952), resté inachevé. Puis Bernard Borderie l’engage pour interpréter Lemmy Caution, le héros des romans noirs de Peter Cheyney, dans la Môme vert-de-gris (1953) et les Femmes s'en balancent (1954).

Eddie Constantine incarne, dans de nombreux films français, des personnages inspirés des héros populaires américains : Votre dévoué Blake (1954) de Jean Laviron, Ça va barder (1955) de John Berry et Cigarettes, whisky et p’tites pépées (1958) de Maurice Régamay. Il reste néanmoins fidèle à la chanson (il accumule en peu de temps un nombre considérable de succès : « Et bailler, et dormir », « Un enfant de la balle », « les Amoureux du Havre », etc.), à la scène comme à l’écran (Folies-Bergère, 1956, de Henri Decoin). Il chante également en duo avec sa fille Tania son morceau le plus célèbre, « l’Oiseau bleu », qui est repris dans un film de Raoul André, l’Homme et l’Enfant (1957). Il n’est pas exagéré de dire qu’Eddie Constantine est alors la plus grande vedette masculine en ce milieu des années cinquante. Dix ans avant les premiers rockers, Eddie Constantine est déjà une idole que poursuivent ses fans, toute une génération de jeunes gens qui s’attachent à copier sa dégaine de séducteur nonchalant, viril et décontracté.

La carrière d’Eddie Constantine prend un nouveau tournant lorsque Jean-Luc Godard l’emploie dans la Paresse, un sketch des Sept Péchés capitaux (1961). Il tourne aussi avec Claude de Givray dans Une grosse tête (1962), avec Michel Deville dans Lucky Jo (1964), avec Raoul Lévy dans Je vous salue, Mafia (1965), puis dans Alphaville (1965), toujours de Godard, où le personnage de Lemmy Caution se promène dans un Paris transformé en cité futuriste.

Après une longue traversée du désert, on le retrouve dans Prenez garde à la sainte putain (Warnung vor einer heilige Nutte, 1970) et la Troisième Génération (Die dritte Generation, 1979) de Rainer Werner Fassbinder, dans Une baleine qui avait mal aux dents (1973) de Jacques Bral, dans Malatesta (1975) de Peter Lilienthal, dans Neige (1981) de Juliet Berto, dans Helsinki-Napoli (1987) de Mika Kaurismäki, dans Allemagne année neuf zéro (1990) de Jean-Luc Godard, et enfin dans Europa (1991) de Lars von Trier.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft