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Daquin, Louis

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Daquin, Louis (1908-1980), réalisateur français.

Né à Calais, Louis Daquin passe son enfance dans une famille de la petite bourgeoisie commerçante. Promis à une carrière commerciale, il écrit des pièces de théâtre et se passionne pour le cinéma. À partir de 1933, il est assistant réalisateur de Pierre Chenal, d’Abel Gance, d’Albert Valentin et surtout de Jean Grémillon. En 1941, il adhère au Parti communiste français et réalise l’année suivante Nous les gosses, qui dépeint son époque avec une justesse rare, tout en exaltant l’esprit de solidarité. Après une fantaisie policière, Madame et le mort (1942), et une subtile adaptation de Simenon, le Voyageur de la Toussaint (1942), il sort des studios pour réaliser en décors réels Premier de cordée (1943), d’après le roman de Frison-Roche.

En 1944, Daquin, responsable syndical, fonde une coopérative qui produit des films à sujet politique. Mais Patrie (1945) et les Frères Bouqinquant (1947) déçoivent. Avec la collaboration de Wladimir Pozner, il réalise le Point du jour, un film sur la vie des mineurs tourné principalement en décors réels à Lenset à Liévin, mêlant acteurs chevronnés (René Lefèvre, Gaston Modot), débutants (Jean Dessailly, Loleh Bellon, Michel Piccoli), et authentiques mineurs.

Jusqu’à son dernier film, la Foire aux cancres (1963), ses options politiques ont gêné sa carrière française. Il a tourné en Autriche Bel-Ami (1954), d’après Maupassant, et en Roumanie, les Chardons du Baragan (1957), d’après Panait Istrati. Il a laissé deux livres de réflexions parfois amères, le Cinéma, notre métier (1960) et On ne tait pas ses silences (1980).

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