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Résultats avec Windows Live® Search Meurisse, PaulArticle
Meurisse, Paul (1912-1979), comédien français. Né à Dunkerque, Paul Meurisse abandonne une carrière de clerc de notaire pour se produire au Café Concert. Il devient boy au music hall, meneur de revues et chanteur d'opérette. Sa rencontre avec Edith Piaf est capitale. Jean Cocteau écrit pour eux le Bel Indifférent (1940) et Paul Meurisse se passionne dès lors pour le théâtre. On le voit notamment dans le Coup de grâce de Joseph Kessel et Maurice Druon, Jules César de Shakespeare, monté par Jean Renoir aux arènes d’Arles, Orvet de Jean Renoir, Domino de Marcel Achard à la Comédie-Française, l'Hurluberlu de Jean Anouilh, Don Juan aux enfers de Georges Bernard Shaw, l'Escalier de Charles Dyer et Un sale égoïste de Françoise Dorin. Il débute au cinéma comme jeune premier comique dans Vingt-quatre heures de perm' (1940) de Maurice Cloche, tourne avec Edith Piaf Montmartre sur Seine (1941) de Georges Lacombe et révèle toute sa fantaisie dans trois films de Richard Pottier, Défense d'aimer (1941), la Ferme aux loups (1942) et l'Insaisissable Frédéric (1945). S'il continue dans le même registre avec notamment Dernière Heure, édition spéciale (1949) de Maurice de Canonge, il interprète aussi des personnages de policier pour Jacques Daroy dans Inspecteur Sergil (1946), Sergil et le Dictateur (1948) et Sergil chez les filles (1951), un cynique dans Agnès de rien (1949) de Pierre Billon, un ignoble individu dans Sérénade au bourreau (1951) de Jean Stelli et un gangster dans Macadam (1946) de Marcel Blistène, l'Ange rouge (1948) de Jean Daniel-Norman, et l'Impasse des deux anges (1949) de Maurice Tourneur. Il obtient plus tard un grand succès avec la série des Monocle, réalisée par Georges Lautner, le Monocle noir (1961), l'Oeil du Monocle (1962) et le Monocle rit jaune (1964), où il campe un personnage d’espion d’opérette à l’humour flegmatique très « british ». Ses meilleurs films sont sans doute les Diaboliques (1954) de Henri-Georges Clouzot (où sa distinction et sa distanciation naturelle font merveille, tout comme ses airs cyniques), le Déjeuner sur l'herbe (1959) de Jean Renoir, la Tête contre les murs (1959) de Georges Franju, Marie Octobre (1959) de Julien Duvivier et deux œuvres de Jean-Pierre Melville, le Deuxième Souffle (1965) et l'Armée des ombres (1969). Paul Meurisse est mort au théâtre alors même qu’il sortait de scène. Il est l'auteur d'un livre de souvenirs, les Éperons de la liberté (1979).
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