![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 3 sur 3
série BArticle
Plan de l'article
Le fantastique est un autre genre particulièrement fécond de la série B. On y retrouve Dracula, le monstre de Frankenstein, le loup-garou et bien d'autres créatures. Parmi les grandes réussites, citons House of Frankenstein (1944) d’Erle C. Kenton, Daughter of Dr Jekill (1957) d’Edgar G. Ulmer, l'Évadé de la chaise électrique (Man-Made Monster, 1941) de George Waggner, le Baron Grégor (The Black Room, 1935) de Roy William Neill, Vaudou (I Walked With a Zombie, 1943) de Jacques Tourneur, I Was a Teenage Werewolf (1957) de Gene Fowler Jr, la Nuit des morts vivants (Night of The Living Dead, 1968) de George A. Romero, She Devil (1957) de Kurt Neumann et les Confessions d'un mangeur d'opium (Confessions of an Opium Eater, 1962) de Albert Zugsmith.
Dans les années cinquante, la science-fiction est très en vogue dans le cinéma américain, particulièrement dans la série B, sans doute parce qu’elle permet d’exprimer métaphoriquement les tensions et les angoisses de la guerre froide. Parmi les films les plus révélateurs, signalons le Météore de la nuit (It Came From Outer Space, 1953) de Jack Arnold, le Monstre des temps perdus (The Beast from 20 000 Fathoms, 1953) d’Eugène Lourié, 24 heures chez les Martiens (Rocket Ship XM, 1950) de Kurt Neumann, Les soucoupes volantes attaquent (Earth VS Flying Saucers, 1956) de Fred Sears et The Man from Planet X (1951) d’Edgar G. Ulmer.
Les films de série B ont parfois un but éducatif, social et politique. Dans un style à l’emporte-pièce, ils s'attaquent au fléau de la drogue avec Reefer Madness (1936) de Louis Gasnier, démontrent le risque fasciste aux États-Unis dans Nation Aflame (1937) de Victor Halperin, dénoncent le nazisme dans Hitler's Children (1943) d’Edward Dmytryk ou None Shall Escape (1944) d’André de Toth, luttent contre le communisme avec The Red Menace (1949) de R. G. Springsteen et mettent la nation en garde contre la survivance de l'antisémitisme dans Open Secret (1948) de John Reinhardt.
Parmi les personnalités les plus marquantes de la série B, on doit citer le producteur Val Lewton qui finance de très bons films signés Mark Robson, Robert Wise et Jacques Tourneur, le réalisateur et producteur Roger Corman qui incarne la « dernière vague » de la série B et donne leur chance à de futurs géants du cinéma contemporain, le prolifique Phil Karlson qui conserve l'esprit de la série B dans les rares films à gros budgets qu'il tourne ensuite, l'impeccable Joseph H. Lewis au style percutant qui enflamme Association criminelle (The Big Combo, 1955), le fébrile Edward Ludwig au romantisme exacerbé, le comédien fétiche du genre, John Payne, et enfin l'incroyable Edgar G. Ulmer qui, de Strange Illusion (1945) à The Amazing Transparent Man (1961), multiplie les chefs-d'œuvre malgré une spectaculaire absence de moyens.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |