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Wise, Robert (1914-2005), réalisateur de cinéma américain.
Né à Winchester (Indiana), Robert Wise est contraint par la crise de 1929 d’arrêter ses études ; il part chercher du travail en Californie. Son frère, comptable à la RKO, le présente au chef du département de montage du studio où il devient coursier, puis monteur du son. Avec des chutes de pellicules, il réalise un court métrage qui lui vaut de devenir monteur à part entière. Il collabore ainsi à treize films, dont Quasimodo (The Hunchback of Notre Dame, 1939) de William Dieterle et Nid d’espion (The Fallen Sparrow, 1943) de Richard Wallace. Cette période est surtout marquée par son travail avec Orson Welles pour Citizen Kane (1941) et la Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons, 1942) ; les producteurs l’obligent d’ailleurs à remonter ce film, contre la volonté du réalisateur.
Robert Wise accède à la mise en scène en remplaçant Gunther von Fritsch sur le tournage d’un film fantastique produit par Val Lewton, la Malédiction des hommes chats (Curse of the Cat People, 1944). Il réalise Mademoiselle Fifi (1944) et le Récupérateur de cadavres (The Body Snatcher, 1945), dans lequel il dirige Boris Karloff et Bela Lugosi. Il tourne également plusieurs séries B. Grâce à l’influence du producteur Dore Schary, il peut mettre en scène un western avec Robert Mitchum, Ciel rouge (Blood on the Moon, 1948), et un film noir sur le monde de la boxe, Nous avons gagné ce soir (The Set-Up, 1949), son dernier travail pour la RKO. Après un bref passage à la Warner Bros, Robert Wise signe un contrat à la 20th Century Fox pour laquelle il réalise, en pleine guerre froide, un film de science-fiction au message pacifiste, le Jour où la terre s’arrêta (The Day the Earth Stood Still, 1951), suivi de la Tour des ambitieux (Executive Suite, 1954) avec William Holden, Barbara Stanwyck et June Allyson. Hélène de Troie (Helen of Troy, 1955) est sa seule incursion dans le film historique à grand spectacle. Il revient ensuite au monde de la boxe avec Marqué par la haine (Somebody Up There Likes Me, 1956), qui fait de l’acteur Paul Newman une star. La précision mécanique de sa mise en scène s’exprime particulièrement dans Je veux vivre (I Want To Live !, 1958), drame d’une femme condamnée à la chaise électrique, et dans Coup de l’escalier (Odds Against Tomorrow, 1959), un film sombre sur le racisme. Puis Robert Wise co-réalise avec Jerome Robbins West Side Story (1961), comédie musicale dont le succès est immense et qui lui vaut l’oscar du meilleur réalisateur. Il revient ensuite au film fantastique avec la Maison du diable (The Haunting, 1963) et termine sa carrière sur des productions à gros budget : la Mélodie du bonheur (The Sound of Music, 1965) avec Julie Andrews, la Canonnière du Yang Tsé (The Sand Pebbles, 1966) avec Steve McQueen, Star (Star !, 1968) de nouveau avec Julie Andrews, le Mystère Andromède (The Andromeda Strain, 1971) et la première adaptation cinématographique de la série télévisée Star Trek (en 1979). Après un silence de dix ans, Robert Wise tourne une nouvelle comédie musicale, Rooftops (1989), son dernier film pour le cinéma. A Storm in Summer (2000), un drame familial avec Peter Falk, constitue pour sa part sa dernière réalisation, pour la télévision.
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