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Résultats avec Windows Live® Search Zanuck, Darryl FrancisArticle
Plan de l'article
Présentation ; L’ascension d’un jeune scénariste ; Le fondateur de la 20th Century Fox ; Un producteur audacieux et engagé
Zanuck, Darryl Francis (1902-1979), producteur de cinéma américain.
Né à Wahoo (Nebraska), Darryl Francis Zanuck (ou Darryl Zanuck) intègre la garde nationale de l’État du Nebraska avant de tenter une carrière de comédien, puis de s’orienter vers le journalisme et la littérature. Engagé comme scénariste et créateur de « gags » à Hollywood en 1921, il entre bientôt à la Warner Bros, invente le personnage du chien Rintintin, qui obtient un vif succès, et travaille sous divers pseudonymes. Promu producteur aux débuts du cinéma parlant, Darryl Zanuck lance une remarquable série de films de gangsters dont le Petit César (Little Caesar, 1930) de Mervyn Le Roy, l'Ennemi public (The Public Enemy, 1931) de William Wellman et Je suis un évadé (I Am A Fugitive From A Chain Gang, 1932) de Mervyn Le Roy.
En 1933, Darryl Zanuck fonde la 20th Century avec Joseph Schenck et produit d'excellents films, tels les Faubourgs de New York (The Bowery, 1933) de Raoul Walsh, les Misérables (1935) de Richard Boleslawsky, et l'Appel de la forêt (Call of the Wild, 1935) de William Wellman. Sa compagnie fusionne avec la Fox pour devenir la 20th Century Fox, dont il devient vite le président. Il produit alors les films de grands cinéastes comme John Ford — Je n'ai pas tué Lincoln (The Prisonner of Shark Island, 1936), Vers sa destinée (Young Mister Lincoln, 1939), Sur la piste des Mohawks (Drums Along the Mohawk, 1939), les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath, 1940), la Route du tabac (Tobacco Road, 1941) et Qu’elle était verte ma vallée (How Green Was My Valley, 1941) —, Henry King — le Pacte (Lloyds of London, 1936), l'Heure suprême (Seventh Heaven, 1937), l'Incendie de Chicago (In Old Chicago, 1938), le Brigand bien aimé (Jesse James, 1939), Stanley et Livingstone (1939) —, Rouben Mamoulian — le Signe de Zorro (The Mark of Zorro, 1940) et Arènes sanglantes (Blood and Sand, 1941) — et Fritz Lang avec le Retour de Frank James (The Return of Frank James, 1940) et les Pionniers de la Western Union (Western Union, 1941). Darryl Zanuck est également le « créateur » de stars telles que Gene Tierney, Linda Darnell, Tyrone Power, Henry Fonda et Clark Gable.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Darryl Zanuck sert dans les commandos puis travaille pour les services cinématographiques de l’armée des États-Unis. La paix revenue, il soutient de jeunes réalisateurs comme Samuel Fuller avec le Port de la drogue (Pick-up on South Street, 1952) et Joseph Mankiewicz avec le Château du dragon (Dragonwyck, 1947), Eve (All About Eve, 1950) et On murmure dans la ville (People Will Talk, 1951) qui, grâce à lui, peuvent aborder des sujets tabous comme le racisme dans le Mur invisible (Gentleman’s Agreement, 1948) d’Elia Kazan, la Porte s'ouvre (No Way Out, 1950) de Joseph Mankiewicz et Une île au soleil (Island in the Sun, 1957) de Robert Rossen ou la révolution dans Viva Zapata (1952) d’Elia Kazan. Darryl Zanuck est également à l’origine de l’exploitation commerciale du CinémaScope avec la Tunique (The Robe, 1953) de Henry Koster. Il quitte la Fox en 1956, tout en continuant à y produire des films tels que les Racines du ciel (The Roots of Heaven, 1958) de John Huston, Drame dans un miroir (Crack in the Mirror, 1960) et le Grand Risque (The Big Gamble, 1961) de Richard Fleischer, Liaisons coupables (The Chapman Report, 1962) de George Cukor et le Jour le plus long (The Longest Day, 1962), film dont il est le réalisateur. Darryl Zanuck revient diriger la 20th century Fox au moment où le tournage de Cleopatre (1963) de Joseph Mankiewicz pose d’importants problèmes à la firme, puis se lance dans des superproductions, dont la Mélodie du bonheur (The Sound of Music, 1965) et Star (1968) de Robert Wise. À la fin de sa carrière, il s’investit dans le circuit indépendant de production cinématographique ; la Montagna del Dio Cannibale (Slave of the Cannibal God, 1978) de l’Italien Sergio Martino est son dernier film en tant que producteur.
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