Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Athalie [Jean Racine] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Athalie [Jean Racine] |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Athalie [Jean Racine]Article
Plan de l'article
Athalie [Jean Racine], tragédie en cinq actes de Jean Racine, créée en 1690, présentée sous forme de répétition générale au roi en février 1691, mais véritablement représentée par des comédiens professionnels en 1716 seulement. Comme Esther, donnée deux ans auparavant, Athalie est une pièce dite « de collège », qui est commandée par le roi pour être jouée par les jeunes pensionnaires de Saint-Cyr, devant de hautes personnalités de la cour.
Le sujet de la pièce est emprunté à l’histoire biblique, en particulier au quatrième livre des Rois et au second livre des Chroniques. Racine y met en scène la fin de la reine de Juda, Athalie, punie par Dieu. Athalie, fille du roi d’Israël Achab et épouse de Joram, roi de Juda, fait égorger toute la postérité de David afin de régner seule sur Jérusalem. Un enfant, Joas, est sauvé du massacre par le grand prêtre Joad et caché dans le temple de Salomon. La tragédie s’ouvre sur le célèbre songe d’Athalie qui vient avertir la reine que cet enfant, connu sous le faux nom d’Eliacin, menace sa vie. L’enjeu de la pièce est le rétablissement de Joas sur le trône et la mort de l’usurpatrice au terme du siège du temple mené par Athalie.
La concentration et l’intensité des effets qui mènent dans une certaine mesure à une fin « heureuse », l’enfant bafoué retrouvant sa place et l’usurpatrice succombant sous le poids de la colère divine, visent à faire apparaître les humains comme des instruments de Dieu. C’est ici la figure du Dieu vengeur de l’Ancien Testament qui est convoquée, et ce sera finalement l’être faible (Joas) que choisira ce Dieu pour manifester sa puissance et exercer sa vengeance. Le personnage austère de Joad, chantant la nouvelle Jérusalem, l’Église, imprime quant à lui une dimension prophétique à l’ensemble.
Pour concurrencer la vogue de l’opéra qui se répand à Paris et pour créer un spectacle grandiose qui soit à la hauteur d’Esther, Racine invente ici une sorte d’opéra sacré, jalonné de scènes à grand spectacle, comme celles du couronnement (IV, 3 et 4), où apparaissent un très grand nombre de personnages. Les chœurs et la musique qui viennent se greffer sur la représentation purement théâtrale en soulignent le faste, parfois jugé excessif par l’entourage dévot du roi. Par son ampleur, ses mouvements de foule et ses coups de théâtre, Athalie a pu être considérée comme une préfiguration du drame romantique.
© 1993-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2009 Microsoft
![]() ![]() |