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Résultats avec Windows Live® Search Cinq colonnes à la uneArticle
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Cinq colonnes à la une, magazine télévisé d’informations et de reportages créé en 1959 par Pierre Dumayet, Pierre Desgraupes, Pierre Lazareff et Igor Barrère.
La première de Cinq colonnes à la une a lieu le vendredi 9 janvier 1959, sur l’unique chaîne de la Radiodiffusion télévision française (RTF), à 20h30. Le sommaire inaugural traduit la diversité de sujets que ce magazine offre aux téléspectateurs : interview d’Alain Bombard sur un naufrage en Bretagne, entretien entre France Roche et Brigitte Bardot, reportage sur le Hula hoop, découverte de jeunes comédiens (Sami Frey, Pascale Audret), vœux de Jean XXIII aux Français, confrontation des opinions de trois ouvriers (allemand, italien et français) sur l’avenir du marché commun européen, sujet sur Yves Montand. Mais c’est la dernière séquence, « Sergent Robert », reportage sur un poste militaire avancé en Algérie, qui contribue le plus à la renommée de l’émission. Les téléspectateurs y découvrent la vie quotidienne des conscrits dans le bled, avec une authenticité qui contraste (très partiellement) avec le discours officiel des autorités. Le Monde se félicite de cette « formule neuve qui fait éclater les cadres un peu étriqués des émissions ronronnantes » (11 janvier 1959). Dans l’Express, François Mauriac apprécie, mais il s’inquiète : « L’imprudent monsieur Lazareff, avec son émission Cinq colonnes à la une, se rend-il compte qu’aucun reportage dans la presse n’approche de ce qu’il nous donne sur le petit écran ? » (Bloc-Notes, 7 avril 1959). Cinq colonnes à la une envoie ses équipes de reporters un peu partout dans le monde, couvrant les guerres d’Algérie, du Viêt Nam, du Biafra, ou bien les crises internationales (Cuba). L’émission aborde les faits divers, les débats de société, les problèmes sociaux, l’actualité culturelle, les événements sportifs. Elle n’omet pas de portraiturer des personnalités politiques, intellectuelles et programme des émissions spéciales (Marylin Monroe, 1963), des reportages d’envoyés spéciaux (Congo, 1960 ; Pékin, 1964). Les recettes éprouvées dans la presse grand public fonctionnent ici pleinement : diversité des sujets, recherche d’un « impact » sur un public large, qualité de la présentation et de la production, parfaite intelligibilité de la langue. Véritable fenêtre ouverte sur le monde, Cinq colonnes à la une doit beaucoup à la personnalité de Pierre Lazareff.
Son indépendance de ton vaut à l’émission de ne pas survivre à la réforme et à la remise en ordre de l’ORTF après les événements de Mai 1968, durant lesquels elle subit les effets d’une censure directe (comme à plusieurs reprises auparavant). En septembre 1969, Cinq colonnes à la une disparaît de la grille des programmes. Elle demeure une émission de référence, ayant très largement contribué à installer le modèle de l’émission de grand reportage. Elle est devenue mythique au regard de l’histoire de la télévision française et, en particulier, de celle de l’information télévisuelle.
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