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Résultats avec Windows Live® Search Dispute, la [Marivaux]Article
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Dispute, la [Marivaux], comédie en un acte (vingt scènes) de Marivaux, créée à la Comédie-Française le 19 octobre 1744 (la création de cette pièce fut un échec complet). L’œuvre a été publiée à Paris en 1747, chez Jacques Clousier, sous le nom de M. de M.
Voulant une fois pour toutes savoir lequel des deux sexes a « le premier donné l'exemple de l'inconstance et de l'infidélité en amour », un prince a fait élever loin de tout contact social — hormis leurs serviteurs noirs, Mesrou et Carise — deux jeunes gens et deux jeunes filles. Ils ont maintenant dix-huit ans révolus et le Prince, son fils, offre à Hermiane le spectacle de leur première rencontre. Elle (Églé) et lui (Azor) sont irrésistiblement attirés l'un par l'autre et ne se séparent qu'avec peine ; elle (Églé) et elle (Adine) se regardent avec défiance et se défient l'une l'autre, chacune prétendant qu'elle est la plus belle ; elle (Adine) obtient de lui (Mesrin) qu'il tirera vengeance de l'insolente en l'humiliant ; lui (Mesrin) et lui (Azor) lient une franche et solide camaraderie ; elle (Églé) renvoie l'un (Azor) pour rester un peu en tête à tête avec l'autre (Mesrin), mais Azor s'y oppose, ce qui indispose Églé contre lui. Carise et Mesrou tentent en vain d'empêcher la rencontre de Mesrin et d'Églé, qui tombent dans les bras l'un de l'autre. Azor, survenant, est tout heureux de l'apprendre, car il est de son côté tombé dans les bras d'Adine. Un dernier couple, Mesris et Dina, se déclare mutuellement fidèle, en dépit de tout. Le Prince et Hermiane concluent à un match nul, avec un peu plus de brutalité chez les hommes, un peu plus d'hypocrisie chez les femmes.
On est en 1744, Marivaux a été reçu à l'Académie et c'est l'une de ses toutes dernières pièces. Curieusement, pour poursuivre l'infatigable enquête sur la vérité de l'amour dans le cœur des êtres encombrés de leurs préjugés, enfermés dans le point de vue de leur sexe, déterminés par leur condition sociale, il rompt ici avec une certaine forme de réalisme dont il avait conquis la maîtrise (notamment dans les Fausses Confidences). Rien de plus artificiel en effet que cette invraisemblable expérience et d’aucuns ont reproché à cette comédie de ressembler par trop à un théorème. Est-ce à cause de la violence sans concession du constat final qu'elle établit, ou de la savante distanciation qu'elle pratique que la pièce, délaissée pendant deux siècles, bénéficie aujourd'hui d’un regain d’intérêt. Patrice Chéreau en a donné une mise en scène « historique » au TNP de Villeurbanne en 1973 ; à cette occasion Bernard Dort a posé une question avec laquelle nous n'en avons pas fini : « Marivaux sauvage ? »
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