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Résultats avec Windows Live® Search Einstein on the Beach [Philip Glass]Article
Einstein on the Beach [Philip Glass], opéra en quatre actes et cinq intermezzos de Philip Glass et Bob Wilson, sur un livret de Christopher Knowles, Lucinda Childs et Samuel M. Johnson, composé entre 1974 et 1976 et créé le 25 juillet 1976 au Festival d’Avignon. Einstein on the Beach est la plus longue et la plus fameuse des œuvres de théâtre musical de Glass, le premier d’une série de trois opéras concernant chacun un homme qui a changé la face du monde. Glass fait la connaissance de Bob Wilson en 1973, à l’occasion d’une production fondée sur la vie de Staline. Les deux hommes décident rapidement de collaborer à une œuvre théâtrale fondée sur la vie d’une figure historique. Écartant Charlie Chaplin, Hitler et Gandhi, ils se mettent d’accord sur Einstein, intitulant d’abord l’œuvre Einstein on the Beach on Wall Street (le titre est abrégé par la suite). L’opéra est conçu comme un regard métaphorique sur Einstein, sur l’homme de sciences, l’humaniste, le musicien amateur et l’homme dont les théories, pour le meilleur et pour le pire, ont conduit à la fission de l’atome. Bien qu’il soit difficile de discerner une intrigue dans Einstein on the Beach, la scène finale doit être interprétée comme l’holocauste nucléaire. Le texte consiste en nombres, en poèmes cryptiques de Christopher Knowles, en courts textes de la chorégraphe Lucinda Childs et de Samuel M. Johnson. L’œuvre dure environ quatre heures quarante minutes sans entracte (le public est autorisé à entrer et à sortir librement pendant la représentation) ; elle est composée de quatre actes reliés entre eux, qui alternent avec de brefs interludes permettant les changements de décors. Écrit pour un chœur de chambre, l’opéra inclut solistes, sopranos et ténors, le Philip Glass Ensemble (deux claviers, trois instrumentistes à vent, une soprano), et un violoniste solo. Dans la production originale, le violoniste était habillé comme Albert Einstein et placé entre la scène et l’orchestre. Philip Glass utilise deux procédés de composition : le processus additif et les structures cycliques. Le processus additif implique l’expansion et la contraction de petits modules musicaux ; un groupe de cinq notes est joué plusieurs fois, suivi par un groupe de six, répété, puis de sept, et ainsi de suite. Une simple figure peut donc maintenir la même configuration mélodique générale tout en prenant des formes rythmiques très différentes. Glass définit les rythmes cycliques comme la répétition simultanée de deux formules rythmiques — ou plus — qui, selon la longueur de la formule, arriveront ensemble de nouveau à leur point de départ, formant un cycle complet.
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