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Résultats avec Windows Live® Search Hymnen [Karlheinz Stockhausen]Article
Hymnen [Karlheinz Stockhausen] (Hymnes) « musique électronique et concrète » de Karlheinz Stockhausen, composée entre 1966 et 1967 (114 min). Il existe deux autres versions de l’œuvre : Hymnen (1966-1967), musique électronique et concrète avec solistes, créée à Cologne le 30 novembre 1967 (122 min environ), et Hymnen (1969), musique électronique et concrète avec solistes et orchestre, créée à New York le 25 février 1971, sous la direction du compositeur (126 min environ). Les Hymnen de Karlheinz Stockhausen sont une vaste fresque sur des hymnes nationaux, un orgue énorme de musiques du monde suivant les traces de Telemusik (1966) : « Si l’on intègre de la musique connue dans une composition de musique inconnue et nouvelle, on entend particulièrement bien de quelle manière elle a été intégrée : non transformée, plus ou moins transformée, transposée, modulée, etc. Plus le quoi va de soi, plus on est attentif au comment », écrit Karlheinz Stockhausen. Chargés d’histoire, les quarante hymnes nationaux retenus sur les cent trente-sept recueillis, traduisent la subjectivité des peuples et une vision spirituelle du monde et de l’humanité. Mais l’œuvre n’est aucunement un collage. Ces hymnes, à l’état brut ou rendus méconnaissables, se modulent entre eux. Ainsi, le rythme de l’un peut être croisé avec l’harmonie d’un autre, et ce qui en résulte avec la courbe d’intensité d’un troisième… L’idée d’une transsubstantiation, d’un « changement de l’eau en vin », parcourt cette œuvre dont la dimension découle du caractère universel du matériau. De plus, Karlheinz Stockhausen introduit d’autres « objets trouvés » : conversations, bribes de mélodies populaires, rumeurs, cris de supporters de football, chants d’oiseaux… Les Hymnen sont divisés en quatre sections intitulées régions. Après les ondes courtes du commencement, évoquant la recherche d’un programme musical sur un récepteur, les deux centres de la région I sont l’Internationale et la Marseillaise. La région II a quatre centres : l’hymne de la RFA, un ensemble d’hymnes africains, l’hymne russe et un quatrième individuel, dévoilant le processus de la composition et brisant soudainement le temps. Dans la région III, l’hymne russe est réalisé avec des sons électroniques, l’hymne américain introduit divers collages et l’hymne espagnol est accéléré en un continuum aigu. Les instruments, dans la version pour orchestre, prolongent ici des fragments d’hymnes. L’hymne suisse et l’hymne de l’empire utopique de l’Hymunion dans l’Harmondie (harmonie et monde) sont les deux centres de la quatrième région, dont les glissandi se souviennent des chutes d’eau de Yosemite Valley. En regardant fixement ces chutes, la perception des éléments s’inverse : l’eau devient immobile et les montagnes escarpées avoisinantes s’élèvent. Tout s’abolit enfin dans une respiration : « C’est un peu comme pendant la guerre, après un bombardement aérien, ou après une bataille, quand tout redevient calme. C’est alors qu’on se met à entendre le sang battre dans ses oreilles, qu’on entend quelqu’un respirer, ou gémir. »
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